Etats-Unis : les anti-Trump dans la rue

Une marche anti-Trump rassemble des dizaines de personnes à Seattle, le 9 novembre 2016.
Une marche anti-Trump rassemble des dizaines de personnes à Seattle, le 9 novembre 2016.
©AP Photo/Ted S. Warren

Des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes américaines mercredi 9 novembre. Les manifestants ont protesté contre la victoire du candidat républicain Donald Trump à la présidentielle américaine. 

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« Je m’engage envers tous les citoyens du pays à être le président de tous les Américains. C'est très important pour moi. » Le message rassembleur du 45e président des Etats-Unis, Donald Trump, n’a semble-t-il pas été bien accueilli par des milliers d’Américains. Le mercredi 9 novembre dans la nuit, ils se sont réunis dans plusieurs grandes villes du pays pour protester contre l’élection du sulfureux républicain. 

Les New Yorkais, parmi lesquels la chanteuse Lady Gaga, fervent soutien d’Hillary Clinton, se sont d’abord donné rendez-vous à Union Square. Ils se sont ensuite rendus devant la Trump Tower sur la 5th Avenue à Manhattan, où vit actuellement Donald Trump. Dans le cortège, le drapeau arc-en-ciel, symbole de la communauté LGBT, flottait au milieu de formules hostiles au milliardaire : « Love trumps hate » (l’amour surpasse la haine, slogan de campagne de la démocrate, ndlr), « Pas mon président », « New York déteste Trump » ou encore « Trump l’idiot ». 
 

Un drapeau américain a même été brûlé et une piñata à l’effigie de Donald Trump détruite à coups de parapluies par des manifestant devant sa résidence. Devant l’ampleur de la mobilisation, certaines rues ont été fermées à la circulation et quinze personnes arrêtées par la police, comme le rapporte le New York Times
 

« Les gens ont raison d'avoir peur », a déclaré à l'AFP l'un des organisateurs de la manifestation et directeur du groupe de pression progressiste MoveOn.org, Ben Wikler. « Nous sommes ici parce que nous ne sommes pas seuls dans ces moments sombres », a-t-il poursuivi.
 

Ailleurs, devant la Maison Blanche, à Seattle (Washington), Boston (Massachussetts), Portland (Oregon), Chicago (Illinois), Dallas (Texas), Denver (Colorado) ou encore à Pittsburgh (Pennsylvanie), les même slogans ont été scandés par des milliers d’Américains, jeunes en majorité, qui s'opposent à un Donald Trump « raciste », « sexiste », « misogyne », « homophobe » et « xénophobe » à la tête de leur pays. Certains n’ont d’ailleurs pas hésité à la comparer à Hitler, refusant un Quatrième Reich aux Etats-Unis.
 
 

En Californie, des lycéens et étudiants ont quitté leurs cours et ont improvisé des manifestations sur les campus. A l'Université de Californie à Los Angeles et celle de Santa Cruz à San Francisco, les masses d'étudiants répétaient en boucle « Donald Trump, va te faire voir ». A Oakland, où des vitrines ont été cassées et des poubelles incendiées, au moins une personne a été blessée.

Certains rassemblements se sont achevés au petit matin.