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Festival Proche-Orient : que peut le cinéma ?

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2 au 13 décembre 2009 au cinéma Les 3 Luxembourg à Paris


Cett quatrième édition de "Proche-Orient : que peut le cinéma ?" propose une dizaine de jours de débats et de films exigeants autour du conflit israélo-palestinien et ses répercussions sur le vie quotidienne de la région.

Le programme de cette année 2009 rend compte de l'extension du conflit à tout le Moyen-Orient. L'Iran fait son entrée dans la sélection du festival et la programmation sur l'Irak traite pour la première fois de l'agression américaine.

Entretien avec Bani Khoshnoudi, réalisatrice iranienne

“Je veux montrer la complexité et la fragmentation du quotidien en Iran”


Votre film s’intitule “Un peuple dans l’ombre” : c’est votre définition du peuple iranien ?


Ce n’est pas forcément une définition. L’ombre, cela peut être quelque chose de très lourd et de très triste, qui plane au-dessus de la tête, mais la part d’ombre peut aussi être la part de liberté cachée.

J’avais envie de montrer comment les gens vivent dans cette ambiance politique et sociale. Je pense que c’est similaire à d’autres peuples, comme en Argentine ou au Chili pendant les dictatures. C’est la vie quotidienne dans un contexte de régime totalitaire, même s’il est particulier en Iran, avec le poids de l’idéologie religieuse.

J’ai eu beaucoup de retour de gens ayant vécu sous Franco ou sous Pinochet qui se sont sentis proches du film.

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Entretien avec Michel Tabet, réalisateur libanais

“J’ai voulu dépasser les clichés, pour montrer les pratiques et les réalités culturelles de l'islam chiite“

Le cinéma peut-il intervenir dans la résolution des conflits ?

Cette question est très liée à la thématique du festival. À mon avis, le cinéma n’a pas la capacité à intervenir dans les conflits. En ce qui me concerne, mes documentaires sont plus des témoins de l’époque dans laquelle nous vivons.

Un festival uniquement consacré au cinéma du Proche-Orient, cet événement peut–il avoir un impact dans le processus de paix entamé dans la région ?

Je ne pense pas que les cinéastes puissent avoir une influence sur les processus politiques. C’est aux dirigeants d’assumer leurs responsabilités. Cela reste une affaire très politique et nom cinématographique.

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Dossier réalisé par Laure Constantinesco et Christelle Magnout