France : attaque contre une usine en Isère

Un officier de police bloque l'accès à l'usine d'Isère attaquée ce vendredi 26 juin.
Un officier de police bloque l'accès à l'usine d'Isère attaquée ce vendredi 26 juin.
©AP Photo/Laurent Cipriani

Un homme soupçonné d'être l'auteur de l'attaque "terroriste" contre l'usine de gaz industriels en Isère (France), vendredi 26 juin 2015, a été arrêté et identifié. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisi de l'enquête. Une personne est morte et deux autres ont été blessées.

dans

Un suspect arrêté et identifié

L'homme suspecté d'être responsable de l'attaque a été arrêté et identifié. Il s'agit de Yassine Salhi, 35 ans, connu des services de renseignements français. Son épouse a été interpellée.

Selon Bernard Cazeneuve qui s'est rendu sur place, en Isère, le suspect interpellé était fiché depuis 2006 pour radicalisation mais n'avait pas de casier judiciaire.

Il a fait l'objet d'une fiche "S" en 2006 et 2008, destinée aux individus qui présentent une menace potentielle pour la sûreté de l'Etat.

Il a été repéré, entre 2011 et 2014, pour ses liens " avec la mouvance salafiste"lyonnaise, a confirmé ce vendredi 26 juin au soir le procureur de Paris.

L'homme est soupçonné d'être l'un des auteurs de l'attaque perpétrée à Saint-Quentin-Fallavier en Isère peu avant 10h (heure de France) dans laquelle une personne est morte et deux autres blessées.

Google Maps situant l'usine visé par un attentat à Saint-Quentin-Fallavier ce vendredi 26 juin 2015.
Google Maps situant l'usine visé par un attentat à Saint-Quentin-Fallavier ce vendredi 26 juin 2015.
©Google Maps

Le président français a affirmé ce midi qu'il s'agissait d'un "acte terroriste" :

Pour l'instant, on ne sait pas encore si le suspect avait un complice. Mais une interpellation a été effectuée, selon une source proche du dossier. Il serait le propriétaire d'un véhicule repéré "en train de faire des allers-retours suspects en périphérie de l'enceinte" de l'usine. Il a été arrêté sur la commune de Saint-Quentin-Fallavier. Son domicile a été perquisitionné mais aucun lien n'est pourtant établi entre cet homme et l'attaque de ce matin.
 

"Attentat" contre une usine

Vers 9h50 ce vendredi 26 juin, selon les informations du quotidien Le Dauphiné libéré, un incendie s'est déclaré après qu'une explosion a retenti sur le site de l'usine de gaz industriels Air Products.

"Selon les premiers éléments de l'enquête, un ou plusieurs individus, à bord d'un véhicule, ont foncé sur l'usine. Une explosion s'est alors produite", a précisé une source proche du dossier, citée par l'AFP.

Drapeau islamiste

Selon une autre source, un des auteurs de l'attentat est entré dans l'usine Air Products un drapeau islamiste à la main et y a fait sauter plusieurs bonbonnes de gaz.

"Le corps décapité d'une personne a été retrouvé à proximité de l'usine", a ajouté cette source. Il s'agirait d'un chef d'entreprise locale qui était l'employeur du suspect. La tête de cet homme retrouvée à proximité de l'usine était accrochée à un grillage extérieur et est recouverte d'inscriptions en arabe.

Perquisition à Air Products

En fin d'après-midi, une perquisition était en cours dans les locaux d'Air Products, où travaillaient la victime décapitée et l'auteur présumé de l'attaque. Selon une source proche du dossier, "il s'agit d'établir l'environnement de la victime et du suspect" dans le cadre de l'enquête.

Parquet antiterroriste

La section antiterroriste du parquet de Paris se saisit de l'enquête et un Conseil de défense à l'Elysée se réunit à 14h (heure de Paris) :



Tout le périmètre de l'usine est actuellement bouclé. Les polices technique et scientifique sont au travail sur le site.

Le Premier ministre Manuel Valls, actuellement en déplacement en Colombie, a donné "l'ordre aux préfets de mobiliser immédiatement les forces de l'ordre pour assurer une vigilance renforcée sur tous les sites sensibles de la région Rhône-Alpes".

Le président François Hollande, actuellement à Bruxelles pour un sommet européen rentrera en début d'après-midi. Il s'est exprimé ce midi devant la presse, depuis la Belgique.