Info

France : crash d'un Airbus A320 dans le sud des Alpes

<span>Le lieu où s'est produit le crash de l'Airbus A320 , près de Seynes-les-Alpes dans les Alpes françaises le 24 mars</span>. L'appareil semble avoir été pulvérisé sous le choc<br />
<pre class="tw-data-text vk_txt tw-ta tw-text-small" data-fulltext="" data-placeholder="Traduction" dir="ltr" id="tw-target-text" style="text-align: left; height: 360px;">

</pre>
Le lieu où s'est produit le crash de l'Airbus A320 , près de Seynes-les-Alpes dans les Alpes françaises le 24 mars. L'appareil semble avoir été pulvérisé sous le choc
(AP Photo / TF1, Pool)

Un Airbus A320 de la compagnie allemande Germanwings s'est écrasé mardi 24 mars près de Barcelonette, dans les Alpes de Haute-Provence faisant 150 morts. Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy se rendra ce mercredi dans la zone  ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel.

dans

Un avion Airbus A320 s'est écrasé ce mardi 24 mars dans les les Alpes de Haute-Provence (sud de la France) entre Barcelonette et Digne-les-Bains. Il s'agit d'un avion de la compagnie allemande Germanwings, filiale low cost de Lufthansa.(Lire notre article sur cette compagnie)

Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a confirmé en fin d'après-midi qu'une des deux boîtes noires de l'appareil avait été retrouvée et qu'elle sera exploitée dans les heures qui viennent.  

Ce crash n'a laissé aucun survivant parmi les 150 personnes à bord (144 passagers et six membres d'équipage). L'information a rapidement été annoncée par le président français ainsi que le Secrétaire d'Etat aux transports.

Dans une conférence de presse, un dirigeant de la compagnie aérienne Germanwings a confirmé que soixante-sept Allemands figuraient parmi les victimes, dont 16 adolescents qui revenaient d'un voyage d'échange scolaire, du lycée Joseph-Koenig de Haltern-am-See.

Au cours d'une allocution le président français François Hollande a également indiqué que voyageurs turcs étaient à bord. Quarante-cinq Espagnols auraient également embarqué sur ce vol. Et Didier Reynders, ministre belge des Affaires étrangères, a confirmé qu’il y avait au moins une victime belge.

Les débris de l'avion ont été retrouvés éparpillés dans la vallée de la Blanche dans une zone fortement en pente. 

Premières photos du crash

Après un survol du lieu du crash, le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a fait, vers 16h30, une conférence de presse à Seynes les Alpes près des lieux du drame. Il a souligné qu'il restait peu d'espoir quand à l'existence de survivants sur la zone du crash :

Le ministre a ajouté : "Il faut que l'enquête permette de déterminer les circonstances, les causes de ce drame".

Le député des Alpes-de-Haute-Provence Chritophe Castener était également dans l'hélicoptère avec le ministre de l'Intérieur, il témoigne sur son compte Twitter :

Rapidement dans l'après-midi des numéros d'appel ont été mis en place :


La chancelière allemande, bouleversée, a annulé plusieurs rendez-vous inscrits à son agenda officiel. Elle se rendra ce mercredi sur les lieux, tout comme le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy qui s'est dit "consterné" par ce drame :

Ce que l'on sait sur le vol

sujet crash
©Récit de D.Gilberg

Ce vol direct 4U 9525 devait relier Barcelone à Düsseldorf ce mardi matin. alors qu'il survole le sud de la France, la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC) ne reçoit plus de signal radar et n'a plus de contact radio avec l'équipage. L'avion n'aurait pas envoyé de message de détresse contrairement à ce qui avait été annoncé au début. Mais c'est le contrôle aérien qui a déclaré l'avion en détresse après la perte d'un contact radio avec l'Airbus constatée à 10h30 par un ingénieur de la DGAC qui a aussi observé la perte d'altitude de l'avion. 

Selon la compagnie Germanwings, l'Airbus aurait fait une chute de 8 minutes avant de s'écraser à 1 500m d'altitude dans une zone où les sommets culminent à 3 000m.

©Google Maps

La compagnie low cost a précisé au cours d'une conférence de presse que l'avion livré en 1991 avait subi une révision l'été 2013.

Sa position avant le crash a été repérée sur un site qui suit les positions des avions
Le Premier ministre français Manuel Valls a déclaré qu'à ce stade "aucune hypothèse ne peut être écartée.
Au moment du crash, les conditions météorologiques n'étaient pas "spécialement mauvaises", selon le secrétaire d'Etat chargé des transports, Alain Vidalies.

Localisation de la zone du crash en rouge

©Google Maps

Secours mis en place

Rapidement le plan SATER a été mis en place.

Explications du plan SATER : 

Les pompiers des Bouches-du-Rhône se sont rendus sur les lieux du crash. Le groupe est composé de membres du Groupe de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleux (Grimp), de spécialistes de l'éclairage, de la désincarcération et d'une équipe médicale. Les débris de l'appareil seraient répartis sur 2 km², en commune de Vernet. Les gendarmes du PGHM assurent qu'il n'y a pas de survivant.  

Selon le journal La Provence Bruno Lambert, un accompagnateur en montagne sur la commune de Prads-Haute-Bléone, où le crash de l'A320 a eu lieu, a confirmé qu'il s'agit d'une commune très étendue "de sept ou huit hameaux", ce qui explique que beaucoup de personnes n'ont pas entendu le crash. Lui-même ne l'a pas entendu. "Le terrain où s'est produit le crash est très alpin, très raide et très avalancheux encore à cette période. Il y a 10 minutes une avalanche a encore eu lieu." 

Une cellule de crise interministérielle a été mise en place : 

Réactions

Le président russe Vladimir Poutine a présenté ses condoléances à la chancelière allemande Angela Merkel et au Premier ministre espagnol Mariano Rajoy. De son côté, le président américain Barack Obama a offert l'aide des Etats-Unis.

Le Premier ministre Manuel Valls qui a demandé rapidement la mise en place d'une cellule de crise, s'est aussi exprimé sur Twitter. 

Le président français s'est entretenu avec la chancelière Angela Merkel et le roi d'Espagne, actuellement en visite officielle à Paris. François Hollande a pris la parole ce midi  : "C'est une nouvelle tragédie aérienne. Nous aurons à connaître toutes les causes de ce qui s'est produit. (...) C'est un deuil que nous devons éprouver, car c'est une tragédie qui s'est produite sur notre sol.

Le président a souligné que la catastrophe avait eu lieu dans "une zone difficile d'accès", où il est impossible de savoir pour l'instant si d'autres dégâts ont été causés au sol, même si, selon le correspondant de France 2 sur place, il est "impossible qu'il y ait eu des habitations dans cette zone", trop enneigée, trop escarpée. 

François Hollande a clôt sa prise de parole de ce mardi midi par ces mots : "Dans l'attente, c'est la solidarité qui doit être notre premier sentiment." Ecoutez sont allocution :


La Lufthansa a posté sur son compte Twitter des messages à l'adresse des familles : 

"Nous ne savons toujours pas ce qui est arrivé au vol 4U 9525. Toute ma sympathie va aux familles et aux proches de nos passagers et de notre équipage. Si nos craintes se confirment, c'est un jour sombre pour la Lufhansa. Nous espérons trouver des survivants."

A Düsseldorf, où une cellule psychologique a été mise en place, c'est la consternation : 

<p>A l'aéroport de Düsseldorf, en Allemagne, ce mardi 24 mars 2015, après le crash d'un Airbus de la compagnie Germanwings transportant 150 personnes dans les Alpes françaises. </p>

A l'aéroport de Düsseldorf, en Allemagne, ce mardi 24 mars 2015, après le crash d'un Airbus de la compagnie Germanwings transportant 150 personnes dans les Alpes françaises. 

(AP/Frank Augstein)

Catastrophes aériennes en France 


Le dernier crash d'importance en territoire métropolitain est l'accident du Concorde d'Air France, le 25 juillet 2000, qui s'était écrasé sur un hôtel juste après son décollage de l'aéroport de Roissy, tuant 113 personnes.

Un A320 de la compagnie Air Inter s'était écrasé le 20 janvier 1992 au mont Sainte-Odile, près de Strasbourg, faisant 87 morts.
 
La pire catastrophe aérienne en territoire métropolitain remonte au 3 mars 1974, quand un DC-10 des Turkish Airlines s'était écrasé à Ermenonville (Oise), peu après son décollage de Paris, faisant 346 morts.