France- élections : la droite et le FN devant le PS

Hors Paris et Lyon, les électeurs devaient choisir  pour un binôme composé d'un homme et d'une femme.Au total, 18'194 candidats (9097 binômes homme-femme) se présentaient dans 2054 cantons, dont 9 dans les territoires d'outre-mer.
Hors Paris et Lyon, les électeurs devaient choisir  pour un binôme composé d'un homme et d'une femme.Au total, 18'194 candidats (9097 binômes homme-femme) se présentaient dans 2054 cantons, dont 9 dans les territoires d'outre-mer.
(AP Photo/Laurent Cipriani)

En France,  43 millions d'électeurs étaient appelés à élire leurs conseillers départementaux. Au premier tour, la droite remporte 220 sièges. Il y a aussi: 6 «divers», 56 pour la gauche et 8 pour le FN.


 

dans

l'UMP-UDI-Modem-DVD totalisent 36%, loin devant leurs concurrents. Le PS et ses alliés totalisent 28,5% et  résistent un peu mieux que prévu. Le FN, qui est en tête dans 43 départements, recueille 25,66%, un score historique pour des ex-cantonales.

Pour Nicolas Sarkozy: "Les conditions d'un basculement massif sont réunies"

Dans sa première réaction, Nicolas Sarkozy maintient le "ni-ni" de l'UMP quand le candidat de droite n'est pas présent au second tour, canton par canton: "L'UMP n'appellera à voter ni pour le FN, ni pour le PS". Il répète que la seule force d'alternance, selon lui, est l'UMP. 

"Ce premier tour montre la profonde aspiration des Français à un changement qui commence par les départements. Nos compatriotes se sont détournés de la gauche car ils ont l'impression qu'on ne cesse de leur mentir". Par ailleurs, dans son premier discours après l'annonce des résultats, Nicolas Sarkozy a estimé que «Le FN a le même programme économique que l’extrême gauche»

Alain Juppé est intervenu à la télévision et a qualifié ce scrutin de "désaveu pour la majorité" et a estimé qu'il n'y avait "pas de vague Bleu Marine".



Il s'agit du 3ème rendez-vous électoral intermédiaire du quinquennat de François Hollande, un scrutin considéré comme l'avant-dernier tour de chauffe avant des régionales fin 2015 et la prochaine présidentielle de 2017.

Ce 20 mars, le parti de Marine Le Pen est arrivé en deuxième position après l'UMP
Ce 20 mars, le parti de Marine Le Pen est arrivé en deuxième position après l'UMP
(AP Photo/Jacques Brinon)

Le parti de Marine Le Pen, largement vainqueur aux Européennes de 2014 (25,41%) présentait pour la première fois de son histoire des candidats dans 95% des cantons.

Le Front national, que plusieurs sondages donnaient en tête et qui espérait se présenter en premier parti de France, récolte 25,66% des voix selon ces premières estimation. Elle a réagit dès les premières estimations : "Le FN est la seule formation à faire revenir les Français aux urnes. Manuels Valls doit remettre sa démission, compte tenu du faible résultat du PS."


Manuel Valls s'est félicité du taux de participation, supérieur aux attentes. "Ce soir l'extrême droite n'est pas la première formation de France. Je m'en félicite", a ajouté le Premier ministre depuis Matignon.

Le chef du gouvernement a également salué les "scores honorables" des candidats de la majorité. Il a lancé un appel à la mobilisation et au rassemblement de la gauche derrière le candidat de gauche, "pour garder un maximum de département à gauche".« J’appelle tous les Républicains à faire barrage à l’extrême-droite au second tour (...) j’appelle chacun à adopter une position claire, à faire voter pour le candidat républicain lorsqu’il fait face à l’extrême-droite », a-t-il encore ajouté.

Le PS appelle désormais au rassemblement pour le second tour :

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS : "Les électeurs socialistes ont fait mieux que se défendre lors de ce premier tour. Il y a cependant le danger du Front national qui, comme dans toutes les élections partielles, mobilise son électorat. J'appelle donc les électeurs de gauche à se mobiliser pour le second tour, (...) c'est une cause d'intérêt général. J'appelle ceux qui se sont abstenus aujourd'hui à se rendre massivement aux urnes dimanche prochain."

L'alliance de l'UMP et de l'UDI se retrouve en situation de présider une majorité de départements.
L'alliance de l'UMP et de l'UDI se retrouve en situation de présider une majorité de départements.
(AP Photo/Bob Edme)


L'eurodéputé Jean-Luc Mélenchon, fondateur du Parti de Gauche, a accusé dimanche le PS de s'arroger des candidats Front de Gauche, EELV, divers gauche et dissidents PS, afin d'annoncer un score plus important et qu'il juge "bidon":


De son côté, la secrétaire nationale d'Europe Ecologie - Les Vert Emmanuelle Cosse (ELLV) a appellé
"les écologistes à se rassembler autour des candidatures de gauche qui le voudront bien" et David Cormand, secrétaire national adjoint, chargé des élections, ne machait pas ses mots concernant les chiffres annoncés par le Ministère de l'Intérieur :

PARTICIPATION EN HAUSSE

Avec une participation estimée à un peu plus de 51%, les Français se sont davantage rendus aux urnes qu'en 2011.

Selon un nouveau décompte du ministère de l'Intérieur, l'abstention s'est établie dimanche à 47,35% des inscrits pour ce premier tour des départementales. Avec un tel résultat, le seuil de qualification au second tour pour une triangulaire est situé en moyenne à 23,74% voix.

Le second tour des élections départementales devrait donner lieu à 1.536 duels, 314 triangulaires et même une quadrangulaire, en Haute-Vienne, selon les résultats communiqués par le ministère de l'Intérieur

Enfin, notre confrère François Beaudonnet dévoile la une de deux quotidiens en kiosque ce mardi matin.