Frédéric Chaouat, candidat indépendant

Frédéric Chaouat est professeur d'anglais et se présente à l'élection législative pour contrer les politiciens traditionnels qui promettent, selon lui, des "chimères". Il veut remettre de la sagesse dans la politique.

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Qui êtes-vous ?

Je suis né en mars 1963 à Lille et suis professeur d’anglais. J’ai beaucoup voyagé dans le monde ce qui m’a permis un enrichissement personnel à la fois culturel et linguistique. J’ai beaucoup enseigné en Nouvelle-Calédonie où j’y ai même composé trois chansons, que l’on peut librement visualiser sur internet. Nos Sages disent qu’une personne qui ne sait que prendre et rien donner ressemble à un arbre stérile. A travers ces trois compositions, j’ai voulu laisser une empreinte, un témoignage de mon passage pour l’accueil chaleureux qui m’a été octroyé dans ce territoire d’outre-mer.



Pourquoi voulez-vous être député des Français établis hors de France ?

Cela s’est fait un peu par hasard, j’appartiens à un parti et comme les choses ne se sont pas passées comme elles auraient dû, j’ai décidé finalement de me présenter, un peu comme si des forces extérieures m’avaient toujours poussé en avant.

Je pense que l’on peut aisément associer sagesse et politique. Malheureusement, beaucoup d’hommes politiques d’hier ou d’aujourd’hui lancent des chimères à tout vent, comme un enfant ferait des bulles avec son petit jouet et ces même bulles de savon, toutes comme ces chimères, se perdent dans un vide béant. J’aimerais donner un autre visage de la politique…

Sur quelles problématiques faites-vous campagne ?

Lorsqu’un grand Sage a pris il y a 50 ans la direction d’un mouvement religieux, quel a été son premier discours ? Il a expliqué qu’il y a en fait deux sortes de guide, le premier donnera la priorité sur la connaissance tandis que le second privilégiera l’amour de son peuple. Le premier, poursuit-il, s’investira tant dans la connaissance qu’il se détachera inéluctablement peu à peu de son peuple et se réfugiera dès lors de plus en plus dans sa tour d’ivoire. Le second en revanche, comme l’amour pour son peuple sera si intense, si considérable, premièrement il demeurera toujours au sein de son peuple, mais plus encore, ce même amour débordera, se déversera sur la connaissance… Je pense que l’essentiel pour des électeurs est d’avoir un candidat présent, fiable, sur qui l’on puisse compter et qui soit surtout proche d’eux.

Quant aux politiques, elles diffèrent complètement d’un État à un autre et ne peuvent se résumer en quelques lignes. L'Italie - comme la Grèce, Malte, Chypre… - fait partie de l’Europe, ce qui signifie une parfaite reconnaissance des diplômes français, aucun obstacle pour l’obtention de la nationalité française pour des enfants nés en Italie, une très grande facilité de la nationalité française pour le ou la conjointe italien(ne)… En Turquie ou en Israël par exemple, hors des frontières européennes, ces quelques faits cités précédemment relèvent des pires difficultés.

Je me battrai auprès de tous ceux à qui l’on refuse la reconnaissance des diplômes, pour le maintien de la double nationalité, la couverture sociale à tous nos francophones, la gratuité des cours dans toutes les écoles françaises, pour une parfaite équité des droits pour tous dans tous leurs  États respectifs, contre la double imposition des retraites, pour un partenariat renforcé avec tous les États, ouverture d’écoles hôtelières, gastronomiques, franco-turques, franco-italiennes etc. Toutes créatrices d’emploi.

Et plus encore, loin de toutes ces grandes idées intellectuelles, je serai aux côtés des électeurs pour tous leurs problèmes sociaux (logement, aide aménagée, difficultés financières…). Je demanderai à ce que des assistantes sociales tout comme en France viennent au secours des populations les plus fragilisées dans tous les États de la 8ème circonscription.

Nos Sages disent "Nous avons tous en commun nos différences". A ce propos, je m’efforcerai à tout prix de réunir tous ces Français qui viennent d’horizons distincts. Notre circonscription ne sera ni atone, ni unicolore, mais vivante, bien vivante dans sa formidable diversité.

Nos Sages ajoutent "qui est sage ? Celui qui apprend des autres". Nous avons tant à apprendre les uns des autres, principalement dans une circonscription où les Etats qui la composent sont si différents les uns aux autres. Aussi je le promets, si nous réussissons ce formidable pari, alors ce ne sera pas seulement une victoire pour nous mais bien plus encore, nous diluerons par là-même, par notre attitude prônant la concorde et l’unité, une certaine animosité, parfois même hostilité qui malheureusement anime une population locale envers une autre avec tout son cortège de préjugés et qui a malheureusement déjà bien trop longtemps perduré.