Grèce : devant le Parlement européen, Alexis Tsipras plaide contre l'austérité

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras (deuxième en partant de la droite), lors d'un sommet d'urgence de la zone euro, au Conseil européen à Bruxelles, le 7 juillet 2015. Il est entouré du président français François Hollande, du Premier ministre espagnol Mariano Rajoy et du Premier ministre italien Matteo Renzi.<br />
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras (deuxième en partant de la droite), lors d'un sommet d'urgence de la zone euro, au Conseil européen à Bruxelles, le 7 juillet 2015. Il est entouré du président français François Hollande, du Premier ministre espagnol Mariano Rajoy et du Premier ministre italien Matteo Renzi.
© AP Photo/Michel Euler

Après s’être déclaré, mardi, déterminé à trouver un accord avec les créanciers européens, le Premier ministre grec Alexis Tsipras s’exprimait ce mercredi matin devant le Parlement européen de Strasbourg.

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Dans sa déclaration devant le Parlement européen, Alexis Tsipras assure que la crise grecque n'est que le signe de l'impuissance de la zone euro à régler la crise de l'endettement. "Ne laissons pas l'Europe se diviser.Nous voulons trouver un compromis honorable pour éviter une rupture", plaide Alexis Tispras devant le Parlement
européen.

Tsipras se dit "confiant" dans la capacité de la Grèce à répondre aux exigences "dans les deux-trois prochains jours". Le premier ministre grec se défend également de vouloir faire supporter la charge de la dette grecque sur les contribuables européens et promet une réforme de l'Etat. La lutte contre les oligarchies seront, dit-il, les priorités du gouvernement.

"Le choix du peuple grec n'était pas la rupture mais le retour aux principes fondateurs de l'UE, des principes de démocratie, de solidarité, de respect mutuel et d'égalité" a plaidé le leader de Syriza.

Devant les députés qui l'ont accueilli chaleureusement, il a déclaré que "Les politiques douloureuses d'austérité mises en place n'ont nulle part ailleurs été aussi dures et longues qu'en Grèce, mon pays est devenu un champ d'expérimentation de l'austérité. Il faut voir la réalité en face: l'expérience a échoué", a lancé aux élus européens Alexis Tsipras.

"Nous sommes déterminés à ne pas chercher l'affrontement avec l'Europe mais de s'en prendre aux mentalités qui ont enfoncé la Grèce et l'eurozone avec elle", a précisé le chef du gouvernement hellène.

D'ici dimanche, date d'un nouveau sommet européen, un terrain d'entente pour des réformes contre de l'argent frais devra être dégagé entre le gouvernement grec et ses créanciers (UE, FMI, BCE), sans quoi la menace du "Grexit" risque de se formaliser.

Les trois jours qui pourraient changer l'Europe

Dès aujourd'hui mercredi, une demande formelle d'une nouvelle aide financière, sous forme d'un troisième plan de sauvetage, au titre du Mécanisme européen de stabilité (MES), doit être soumise par la Grèce en cours de journée.

Les trois prochains jours s’annoncent politiquement intenses, alors que le président du Conseil européen, Donald Tusk, a encore rappelé que dimanche sera la date limite pour trouver une solution à la crise grecque. Faute d'accord, ce sera, selon Donald Tusk, "le scénario du pire", et donc la faillite des banques grecques avant la sortie du pays de la zone euro.
 

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