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Grèce : échec de l'élection du président, législatives en vue

Devant le Parlement grec (@Wikimedia Commons)
Devant le Parlement grec (@Wikimedia Commons)

Les députés grecs ont choisi de ne pas élire Stavros Dimas à la présidence. La dissolution du Parlement est donc lancée ; des législatives anticipées auront lieu le 25 janvier 2015. Une aubaine pour la parti anti-austérité Syriza. La bourse d’Athènes, elle, a très mal pris la nouvelle.

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Stavros Dimas, l'ancien commissaire européen qui était le candidat du gouvernement au poste de président de la République, n’a pas recueilli les votes nécessaires pour être élu. La Grèce s’oriente donc vers des législatives anticipées, annoncées pour le 25 janvier prochain.


Les députés maîtres d’un choix crucial

Les 300 députés grecs devaient voter ce lundi pour élire le nouveau président de la République, et si 180 d’entre eux n’approuvaient pas le candidat choisi par le gouvernement, Stavros Dimas, il y aurait dissolution, suivie d’élections législatives. Un scrutin dont Syriza, le parti de gauche radicale d’Alexis Tsipras, qui professe d’en finir avec la politique de rigueur, est le grand favori.

Un boulevard pour Syriza ?

29.12.2014Angélique Kourounis, en duplex d'Athènes
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La bourse accuse le coup


Les députés ont choisi de ne pas élire Stavros Dimas, ne lui accordant que 168 voix. La dissolution est donc annoncée et des législatives anticipées auront lieu. Ce lundi matin, la Bourse d’Athènes ouvrait déjà en chute, cédant plus de 7% une heure et demie avant le vote crucial du Parlement, dont l’issue pourrait favoriser l’accession au pouvoir du parti anti-austérité Syriza. Elle accélérait ensuite sa chute, l’indice général cédant plus de 11% après l’échec du candidat du gouvernement à l’élection présidentielle, avant de reprendre des couleurs dans l'après-midi. En cause : le spectre d’une prochaine victoire aux législatives du parti anti-austérité Syriza.

Déjà, l’indice général avait cédé 20% en quatre séances début décembre à l’annonce surprise d’un calendrier avancé de deux mois pour le scrutin présidentiel. Cette annonce est tombée au moment où le pays, qui comptait sortir du plan d’aide de l’Union européenne fin décembre, a dû accepter d’allonger de deux mois les discussions, sur fond de désaccords persistants avec ses créanciers.


Le carcan de la dette

Depuis 2010, au plus fort de la crise de la dette, UE, BCE et FMI ont accepté de prêter jusqu’à 240 milliards d’euros à la Grèce, mais en échange de réformes drastiques, qui ont entraîné coupes de salaires et montée du chômage à plus de 25 %. Un carcan dont beaucoup de Grecs semblent aujourd’hui désireux de se débarrasser en votant pour les partis anti-austérité comme Syriza.


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