Irak : retour sur 7 ans de guerre

Comme promis par Barack Obama, les soldats américains quittent l'Irak. La dernière brigade de combat est partie jeudi 19 août, prélude à l'opération "Iraqi New Dawn", une mission d'entraînement et de formation de l'armée irakienne.

Une page d'histoire se tourne, après plus de sept ans de combats et d'occupation.

Retour sur les dates clé de la controversée opération "Iraqi Freedom".

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29 janvier 2002 - À l'occasion du discours sur l'état de l'Union, George W. Bush déclare que l'Irak, l'Iran et la Corée du Nord forment un "axe du mal", contre lequel il promet d'agir. Le président américain accuse l'Irak d'être liée au réseau terroriste Al-Qaida.

20 mars 2003 - Début de l'opération "Liberté pour l'Irak" (Iraqi Freedom) : bombardements américano-britanniques sur Bagdad et invasion terrestre via le Koweït.

9 avril 2003 - Les Américains contrôlent la plus grande partie de Bagdad. La statue de Saddam Hussein est renversée par un blindé américain au square Firdos.

10 et 11 avril 2003 - Les forces américaines et kurdes prennent Kirkouk et Mossoul.

1er mai 2003 - Le président américain déclare que "l'essentiel des combats est terminée en Irak".

14 juin 2003 - Offensive l'armée américaine dans le nord et nord-ouest de l'Irak, contre les loyalistes au régime déchu de Saddam Hussein, qui harcèlent les forces de la coalition.

13 décembre 2003 - Saddam Hussein est arrêté près de Tikrit, sa ville natale.

2 mars 2004 - La communauté chiite est touchée par plusieurs attentats le jour de la fête religieuse de l'Achoura. Plus de 110 personnes sont tuées dans la ville sainte de Kerbala. A Bagdad, un attentat contre une mosquée chiite tue 70 personnes.

4 avril 2004 - Début des affrontements très violents entre les forces de la coalition et les partisans du chef chiite radical Moqtada Sadr, dans les principales villes chiites du sud et à Bagdad.

28 avril 2004 - Diffusion de photos montrant les sévices infligés par les soldats américains à des Irakiens dans la prison d'Abou Ghraïb. Ces images soulèvent une vague d'indignation mondiale.

28 juin 2004 - Iyad Allaoui prend la tête du gouvernement intérimaire.

1er juillet 2004 - Début du procès de Saddam Hussein devant le tribunal spécial irakien. Il est accusé de crimes contre l'humanité.

30 janvier 2005 - Premières élections multipartites en Irak depuis 1953. L'Assemblée nationale, l'Assemblée de la région autonome kurde et et 18 conseils régionaux sont élus.

22 avril 2006 - Suite aux élections législatives de décembre 2005, Nouri al Maliki prend la tête du nouveau gouvernement.

30 décembre 2006 - Exécution de Saddam Hussein.

5 janvier 2007 - Le général Petraeus est nommé à la tête des forces armées américaines en Irak. Il entame une politique de "surge". Des renforts militaires sont envoyés. Ils ont pour mission d'apaiser les relation avec les Irakiens.

28 août 2008 - Moqtada Sadr annonce l'arrêt définitif des opérations de sa milice.

7 mars 2010 - Les élections législatives ne permettent pas de distinguer un parti gagnant entre les formations des deux leaders Iyad Allawi et Nouri al Maliki.

19 août 2010 - La dernière brigade de combat américaine, stationnée à Abou Ghraïb, quitte le territoire irakien et rentre aux États-Unis.



31 août 2010
- Fin de la mission de combat des militaires américains. Avec le lancement de l'opération "Nouvelle aube" (New Dawn), 50 000 soldats restent sur le territoire pour assurer l'entraînement et le conseil de l'armée irakienne.

Fin 2011 - Retrait total de l'armée américaine


Guerre en Irak : chiffres-clés

Pendant cette période, les troupes américaines ont perdu 4400 soldats, selon le site américain icasualties.org, 179 soldats britanniques et 139 militaires issus d'autres pays de la coalition ont péri pendant le conflit.

Le nombre de civils irakiens ayant perdu la vie pendant le conflit est à situer de 100 000 personnes. Selon le projet de recensement international indépendant, Iraq Body Count, entre 97 196 et 106 071 Irakiens ont péri de manière violente, suite aux attentats et aux opérations militaires dévastant le pays.

Toujours selon la même source, les conflits aurait causé 250 000 blessés parmi les civils irakiens et près de 32 000 chez les militaires américains.

La guerre a provoqué l'exode d'au moins deux millions d'Irakiens.

Les États-Unis ont engagé mille milliards de dollars dans l'opération "Liberté pour l'Irak". Le site américain National Priorities, qui analyse les dépenses de l'État fédéral, estime que la guerre en Irak a coûté 735 milliards de dollars.