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Iran : double attaque à Téhéran

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Le groupe Etat Islamique a revendiqué les deux attaques qui ont fait 7 morts selon les médias iraniens, ce mercredi 7 juin à Téhéran. Plusieurs hommes armés ont ouvert le feu dans le Parlement, un homme s'est ensuite fait exploser alors que les forces spéciales donnaient l'assaut. Auparavant, un kamikaze, peut-être une femme, s'est fait, exploser au mausolée Khomeiny, au sud de la capitale iranienne.

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Deux attaques ont eu lieu ce mercredi 7 juin à Téhéran, faisant 7 morts selon les médias officiels iraniens. Le groupe jihadiste EI (Etat islamique) a revendiqué via ses médias de propagande ces deux attaques. La Russie a condamné ces attentats et appellé à la "coordination contre l'EI".

La première de ces attaques s'est produite au mausolée du fondateur de la République islamique d'Iran, l'ayatollah Rouhollah Khomeiny, selon les médias d'Etat. Des coups de feu ont été tirés, une femme s'est faite exploser à l'extérieur du bâtiment situé à une vingtaine de km au sud de la capitale iranienne.
 


Au même moment, des médias d'Etat ont fait état d'une fusillade au Parlement. Plusieurs assaillants ont fait irruption, armés et ouvrant le feu. Un homme s'est ensuite fait exploser alors que les forces spéciales avaient donné l'assaut.
 


Sur Twitter, une vidéo provenant de la télévision officielle montre visiblement les forces de sécurité iraniennes arrivant sur les lieux de l'attaque au Parlement.
 


Le mausolée et le Parlement sont distants d'une vingtaine de kilomètres. Un député a déclaré à la radiotélévision iranienne Irib que trois hommes armés avaient pénétré dans l'enceinte du Parlement, armés de fusils et d'un pistolet.

L'Iran aide militairement le régime syrien face aux rebelles et au groupe djihadiste État islamique (EI).
Ce genre d'attaques quasi simultanées sur de tels lieux hautement symboliques iraniens sont très rares.

Le 18 octobre 2009, 42 personnes, dont plusieurs hauts commandants des Gardiens de la révolution, avaient été tuées dans un attentat suicide à Pishin dans le sud-est de l'Iran, à la frontière pakistanaise, décapitant le commandement local de l'armée idéologique du régime. Cet attentat est l'un les plus meurtriers à frapper le puissant corps des Pasdaran, unité d'élite et pilier du régime de Téhéran. Selon les médias iraniens, l'attentat avait été revendiqué par un groupe sunnite, les Joundallah ("Soldats de
Dieu"), qui lutte depuis 2005 contre Téhéran dans la province du Sistan-Baloutchistan.

Retrouvez l'analyse de Thomas Coville, chercheur à l'IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques) et spécialiste de l'Iran, sur le plateau du journal de TV5monde, quelques heures après l'annonce de l'attaque à Téhéran.
 

video Coville
Un peu plus tard, toujours sur notre plateau, notre spécialiste Slimane Zeguidour insiste sur la dimension symbolique des lieux visés par ces attaques.
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