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Israël poursuit ses raids sur la Bande de Gaza : l'Europe entre en jeu

Des jeunes Palestiniens aident une personne âgée à évacuer son habitation après avoir reçu une alerte d'un prochain bombardement sur Gaza, le 12 juillet 2014
Des jeunes Palestiniens aident une personne âgée à évacuer son habitation après avoir reçu une alerte d'un prochain bombardement sur Gaza, le 12 juillet 2014
(Photo Mohamed Abed. AFP)

Au 7ème jour de l'offensive visant à neutraliser le Hamas, Israël a poursuivi , dans la nuit de dimanche à lundi, des raids aériens et des tirs d'artillerie sur la bande de Gaza. Israël avait promis dimanche de frapper fort. Finalement, l'armée israélienne s'est faite plus discrète qu'annoncé. Pendant ce temps, les efforts diplomatiques pour dénouer la crise s'intensifient. Le ministre des Affaires étrangères allemand est attendu ce lundi dans la région.

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Bientôt la grande offensive ?

Plus de frappes, plus fort, pour faire cesser les tirs de roquettes palestiniennes, c'était ce que prévoyait l'armée israélienne dimanche soir. Elle avait d'ailleurs préparé le terrain en demandant aux habitants du nord de l'enclave palestinienne de quitter leurs maisons. Un appel entendu : au moins 10 000 personnes ont pris cet avertissement au sérieux. Elles se sont réfugiées dans la ville de Gaza, dans des écoles gérées par l'ONU.

    Mais s'il y a bien eu des raids tôt ce lundi matin dans le Nord de la Bande de Gaza, l'armée israélienne s'est faite plus discrète qu'annoncé. Ces raids auraient touché des installations de la branche militaire du Hamas, sans faire de victime.

    On ignore donc pour le moment si cette grande offensive aura lieu. Si elle est postposée ou annulée. Aucun détail non plus n'a été communiqué sur une éventuelle opération terrestre.

    De son côté, le Hamas ne voit pas du tout d'un bon œil cet exode. Il a appelé ceux qui quittaient leurs habitations à rentrer chez eux. Pour le groupe islamiste, c'est une guerre psychologique que mène l'armée israélienne avec ces avertissements.

    Un weekend particulièrement meurtrier

    Rien que pour ce weekend, le bilan des victimes s'élève à une soixantaine de morts.

    Depuis le début du conflit, plus de 172 personnes sont décédées et plus mille ont été blessées du côté palestinien. Et selon des chiffres de l'ONU, 70 % au moins sont des civils.

    Pour Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, c'est le Hamas qui en est responsable. Parce qu'il utilise la population comme bouclier humain, dit-il.

    Le président de l'Autorité palestinienne a, quant à lui, demandé à l'ONU de placer l'Etat de Palestine sous protection internationale.

    La diplomatie européenne entre en jeu cette semaine

    Pendant ce temps, les efforts diplomatiques pour dénouer la crise s'intensifient. Le ministre des Affaires étrangères allemand est attendu ce lundi dans la région. Il sera suivi ce mardi par la chef de la diplomatie italienne.

    Des rencontres sont prévues avec chaque camp : israélien et palestinien, mais pas avec le Hamas. L'objectif, c'est d'arracher une trêve dans ce conflit. La mission sera difficile.

    De son côté, le secrétaire américain John Kerry a répété que les Etats-Unis étaient disponibles pour une médiation.

C. Biourge avec A. Wavreille (RTBF)
 

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