Karel Vereycken, candidat Solidarité et Progrès

Karel Vereycken se présente à la législative de la 1ère circonscription sous les couleurs de Solidarité et Progrès, le parti de Jacques Cheminade, candidat récidiviste à la présidentielle française et ultra minoritaire (0,25% au scrutin de 2012). Il se place en ennemi du système financier dont il estime qu'il empêche la France de sortir de la crise.

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Qui êtes-vous ?

Né en 1957 à Anvers en Belgique, l’un des principaux ports du monde ouvert sur l’Amérique, l’Afrique et le continent Eurasiatique j’adore le vent du large mais surtout la production, l’industrie, l’agriculture et la technologie lorsqu’elles servent l’humanité et non pas la finance.

A cela j’ajoute que très tôt, mes parents ont eu la bonne idée de me mettre en contact avec l’univers de l’art et en particulier avec les arts plastiques. Je suis d’accord avec Einstein, un joueur talentueux de violon, lorsqu’il affirme que l’imagination est plus importante que les mathématiques pour former un esprit créateur. Cependant, bien avant que j’obtienne mon baccalauréat artistique à Bruxelles en 1976, j’ai constaté que l’éducation pouvait aussi devenir une véritable machine à broyer des talents. Tout cela ne m’empêche pas aujourd’hui de pratiquer la peinture et la gravure ou d’écrire sur les grands peintres qui me fascinent.

C’est aussi durant ces années que, révolté par la propagande malthusienne du Club de Rome et le coup d’Etat fasciste de Pinochet le 11 septembre 1973, je me tourne vers la politique. D’abord, je sympathise à Bruxelles Nord Saint Josse avec la lutte contre les grands promoteurs immobiliers britanniques engagés à détruire l’habitat individuel pour le remplacer par des bureaux et parkings jugés plus rentables.

Ensuite, je découvre le courant philosophique et politique de l’économiste américain Lyndon LaRouche. Depuis lors, je n’ai eu de cesse de creuser les idées et l’action des grands penseurs et figures humanistes dont ce dernier tire son inspiration : Socrate, Nicolas de Cues, Erasme, Rabelais, Kepler, Leibniz, Beethoven, Goya, Jean Jaurès, Einstein, De Gaulle, Franklin Roosevelt ou encore Martin Luther King.

A la fin des années 1970, je m’expatrie en France pour m’y engager auprès de Jacques Cheminade. Sans oublier ma culture belge ni mon humour flamand, je renonce à ma nationalité d’origine. Pour m’impliquer davantage dans la vie de la cité, je deviens citoyen français. Aujourd’hui, je suis le directeur de publication de Nouvelle Solidarité, le bimensuel du parti Solidarité et Progrès fondé par Jacques Cheminade en France. Plus récemment en Belgique, j’ai fondé avec des amis le parti politique Agora Erasmus.

Pourquoi voulez-vous être député des Français établis hors de France ?


Si je me présente à cette législative partielle, ce n’est pas en soi pour représenter des Français installés hors de France, mais parce qu’en tant que citoyen responsable, j’estime qu’en ce moment de grave danger, notre République est à la dérive. Pour cela il faut un candidat qui pose les questions qui fâchent et non pas des candidats perroquets dont le seul programme est leur nom, leurs protecteurs à Paris et leur carnet d’adresses…

Ainsi, en tant que gaulliste de gauche agissant des deux côtés de l’Atlantique, je ne défends pas un lobby ou une somme d’intérêts particuliers, mais le rôle de catalyseur que peut jouer la France dans une crise de civilisation. Je suis le seul candidat à partir en guerre contre une occupation financière imposée par la City de Londres et sa succursale Wall Street qui empêche nos pays respectifs de résoudre la crise. Lorsqu’on me traite de doux rêveur je réponds que l’utopie c’est de continuer à croire que sans le type de sursaut que je défends, la civilisation pourra survivre ! Voter pour moi n’est pas suffisant ! Je vous demande plutôt de me rejoindre dans cette bataille !
 
Sur quelles problématiques faites-vous campagne ?


Pour nous tirer d’affaire, je compte mobiliser les Français autour d’un programme de sortie de crise s’articulant autour de quatre axes. Face à l'implosion des banques qui menace, élu, j’exigerais le triage des dettes et la séparation des banques. A l’heure actuelle, en faisant tourner la planche à billets, nos banques centrales nous conduisent tout droit vers une explosion hyper-inflationniste du système. François Hollande, qui avait promis de s’attaquer à une finance devenue folle, reprend désormais le slogan de Margaret Thatcher : TINA (There is no alternative !). Au lieu d’effacer les dettes illégitimes et de sortir la tronçonneuse pour opérer une séparation stricte entre banques de crédit et de dépôts et banques d’affaires spéculatives (rétablissement du Glass-Steagall Act), sa loi de réforme bancaire n’est qu’un mini coupe-ongle qui ne sauvera ni les banques ni les Etats. Pire encore, depuis la crise chypriote, en plus de renflouer les banques insolvables avec l’argent du contribuable comme on l’a fait jusqu’ici (bail-out), on lui confisquera directement l’argent sur son compte en banque (bail-in)!

Face au chômage, je me battrais pour créer de vrais emplois qualifiés. Une fois nettoyées les écuries d’Augias, j’œuvrerais pour rétablir un système de banque nationale inspiré de celui du premier secrétaire américain au Trésor Alexander Hamilton (1757-1804), émettant du crédit productif public pour des grands travaux à forte valeur ajoutée dans les domaines scientifiques et technologiques (exploration spatiale, nucléaire du futur, aérotrains de dernière génération, canal Seine-Nord Europe, TGV Lyon-Turin, etc.). Ma boîte à outils déborde de grands travaux ! Le New Deal de Franklin Roosevelt et les Trente glorieuses de De Gaulle et Mendès-France se sont inspirés de cette approche, à nous de le refaire ! Aussi, pour vaincre la faim dans le monde, j’agirais pour doubler la production agroalimentaire mondiale grâce à une nouvelle "Révolution verte", à l’instar de celle entreprise au Mexique et en Inde dans l’après-guerre.

Face au danger de guerre, je plaiderais pour le retour au non-alignement et à la coopération mutuelle. Il faut arrêter la schizophrénie de notre politique étrangère. On ne peut pas combattre au Mali les djihadistes islamiques que protègent le Qatar et l’Arabie saoudite, tout en les soutenant en Syrie où ils prennent en otage des observateurs de l’ONU, massacrent des civils et rasent des mosquées, des bibliothèques et des églises ! La France et les États-Unis devraient, d’un commun accord, dissoudre l’OTAN. Cette organisation nous ramène à la Guerre froide par le déploiement sournois d’un bouclier antimissile offensif en Europe et en Asie, qui vise à dominer le monde grâce à une capacité de première frappe contre la Russie et la Chine. Cette politique nous conduit à la guerre au lieu de nous protéger. Comme alternative, j’agirais en faveur d’une coopération pacifique entre les pays occidentaux et ceux du BRICS, dans le cadre d’une Initiative de défense terrestre (IDT) contre les missiles et les astéroïdes.

Face à la crétinisation et au pessimisme qui nous gagne, je me battrais pour que l’on enseigne le meilleur de ce que la culture classique nous a légué, dont le chant choral et l’apprentissage de quatre langues dès l’école primaire. Mettons fin à l’omniprésence d’une culture de la violence gratuite et déshumanisante véhiculée par certains jeux vidéo.


Le site de campagne de Karel Vereycken