L'Italie suit le mouvement de la rigueur généralisée

Les députés italiens ont adopté définitivement le jeudi 29 juillet, un plan d'austérité de 25 milliards d'euros. Cette restriction vise entre autres : un gel de trois ans des salaires des fonctionnaires, une baisse de 10% des budgets ministériels et une réduction du train de vie de l'État.

Ces mesures qui seront surtout appliquées en 2011 et 2012 devraient permettre à l'Italie de ramener son déficit public à 2,7% du PIB en 2012, contre 5,3 en 2009.

Le gouvernement italien de Silvio Berlusconi avait approuvé le 25 mai 2010 la sévère cure d'austérité, afin d'assainir les finances publiques du pays et rassurer les marchés.

La dette de l'Italie reste l'une des plus élevées du monde. Représentant 115,8% du PIB l'an dernier, elle devrait progresser à 118,4% cette année.

La Péninsule est pourtant jugée par les économistes plus solide que l'Espagne ou le Portugal.

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Deux journalistes italiens analysent le plan de Berlusconi


“La fin du rêve européen“

Anna-Maria Merlo Poli de Il Manifesto


Comment les syndicats italiens ont-ils accueilli le plan de rigueur de Berlusconi ?


Avec presque 20 ans de berlusconisme, à l’exception de la parenthèse Prodi, les syndicats ont perdu du poids. Le seul à résister est le CGIL qui est très critique. Il ne cesse de dire que la rigueur tombe toujours sur les mêmes, c'est-à-dire les salariés. Ce qui est normal en Italie puisqu’ils sont imposés à la source.

“Des sacrifices biodégradables“

Alberto Toscano de l'agence Aga


Comment les syndicats italiens ont-ils accueilli le plan de rigueur de Berlusconi ?


En Italie, les trois confédérations syndicales n'ont pas eu la même réaction face au plan d'austérité. La CGT à l'italienne, la CGIL, est très critique en affirmant que ce sont toujours les mêmes, les salariés et les retraités, qui payent. En revanche, la CISL, tendance démocratie chrétienne, et l'UIL, laïque, sont moins remontées et laissent la porte ouverte à des discussions potentielles.