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L’UE débloque 1 milliard d’euros pour les réfugiés

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<span lang="fr">Le Président de la Commission européenne Président Jean- Claude Juncker , à gauche, et président du Conseil européen , Donald Tusk  dans le bâtiment du conseil de l'UE à Bruxelles le jeudi 24 septembre 2015. ( AP Photo / Martin Meissner )</span></pre>
Le Président de la Commission européenne Président Jean- Claude Juncker , à gauche, et président du Conseil européen , Donald Tusk dans le bâtiment du conseil de l'UE à Bruxelles le jeudi 24 septembre 2015. ( AP Photo / Martin Meissner )
( AP Photo / Martin Meissner )

L’enveloppe sera allouée aux agences de l’ONU venant en aide aux réfugiés dans les pays voisins de la Syrie, a indiqué le président du Conseil européen Donald Tusk. Des «hot spots» ouvriront d’ici fin novembre.

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Les 28 Etats membres de l’Union européenne sont convenus mercredi 23 septembre de mobiliser au moins 1 milliard d’euros supplémentaires pour les agences de l’ONU venant en aide aux réfugiés dans les pays voisins de la Syrie, a indiqué le président du Conseil européen Donald Tusk. Cette décision intervient au lendemain de l’accord sur la répartition de 120 000 réfugiés entre les différents Etats de l’UE.

L’enveloppe tirée du budget européen ira principalement au Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies (HCR) et au Programme alimentaire mondial (PAM), a-t-il confirmé, à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles sur la crise migratoire.

«Le PAM a besoin d’argent»

Donald Tusk avait insisté la semaine dernière dans une lettre adressée aux chefs d’Etat européens, sur les besoins urgents du Programme alimentaire mondial. Faute de moyens, il a été contraint de réduire la distribution de rations et de coupons alimentaires aux réfugiés syriens établis en Jordanie, en Turquie et au Liban. «C’est une question qui ne peut pas attendre. Le PAM a besoin d’argent pour fournir de la nourriture à onze millions de personnes en Syrie et dans la région.»

Le président du Conseil a par ailleurs annoncé que les «hotspots», des centres d’accueil et d’enregistrement des migrants en Italie et en Grèce, seront mis en place «d’ici la fin novembre». Ces centres d’accueil, installés dans les pays situés en première ligne face à l’afflux de demandeurs d’asile, doivent permettre d’identifier, d’enregistrer et de prendre les empreintes digitales des migrants, avec une aide logistique d’agences de l’UE.

C’est à partir de ces lieux que seront «relocalisés» des réfugiés vers d’autres Etats membres et que devront être renvoyés vers leurs pays d’origine ceux qui seront considérés comme des migrants illégaux, sans besoin d’une protection internationale.

Une aide pour la gestion des frontières extérieures de l’UE

Pour tenter d’endiguer les problèmes aux frontières périphériques de l’UE, des ressources additionnelles vont aussi être attribuées aux agences européennes chargées des contrôles, avec le renfort de personnel et de matériel en provenance des Etats membres. «Une gestion et un contrôle corrects de nos frontières extérieures relèvent de notre responsabilité commune. Ce serait injuste de faire porter tout le fardeau par l’Italie, la Grèce ou d’autres pays», a expliqué Donald Tusk.

François Hollande promet «100 millions d’euros sur deux ans»

Côté français, le président François Hollande a précisé que la France allait dégager «100 millions d’euros sur deux ans» pour l’aide aux réfugiés. Cet argent sera affecté au «Programme d’aide alimentaire, le PAM, mais également à l’aide aux réfugiés», a déclaré François Hollande lors d’une conférence de presse, à l’issue du sommet européen. «Ces moyens vont aller précisément dans les camps de réfugiés pour que ces hommes, ces femmes, ces familles, puissent vivre dignement. C’est aussi un argent qu’il n’y aura pas à dépenser autrement parce que si ces réfugiés viennent dans notre pays, au regard du droit d’asile, nous les accueillerions et nous savons que ça aurait des conséquences également financières», a-t-il expliqué. Quant au premier ministre britannique David Cameron, il a annoncé que son pays mettrait la main à la poche à hauteur de 136 millions d’euros.

1,7 milliard au total

Au total, la Commission propose de mobiliser 1,7 milliard d’euros pour faire face à la crise des réfugiés (500 millions étant inclus dans le milliard annoncé lors du sommet), s’ajoutant à des sommes déjà prévues pour atteindre un total de 9,2 milliards d’euros.

Des milliers de personnes cherchant l’asile en Europe continuent d’arriver aux frontières grecque, croate, hongroise et italienne de l’Union européenne, poursuivant ensuite leur route vers le Nord, et notamment l’Allemagne. Mardi, à Bruxelles déjà, les Etats membres avaient enfin réussi à se mettre d’accord sur la «relocalisation» en deux ans de 120’000 réfugiés venant prioritairement d’Italie et de Grèce.