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La vaccination suscite de plus en plus la méfiance

Les Français se détournent de plus en plus des vaccins. Creatas images.
Les Français se détournent de plus en plus des vaccins. Creatas images.

Du 24 au 30 avril se tient la semaine mondiale de la vaccination sur le thème "Êtes-vous à jour ?". Une campagne de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour promouvoir ce geste préventif et combattre les idées reçues qui détournent les patients des vaccins.

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L’OMS est fière de son bilan. Jusqu’à trois millions de décès sont évités chaque année grâce à la vaccination, et 78% des décès par rougeole ont été évités entre 2000 et 2012. Pourtant, de nombreux adultes sont encore réticents à l'égard des aiguilles. Parmis les préjugés qui persistent, la peur des effets secondaires.

Nombreux sont ceux qui pensent que ces effets peuvent être mortels alors qu’une simple fièvre ou une douleur au bras sont les symptômes les plus fréquents. Ainsi, la peur de nuire à la santé des nourrissons ou des jeunes enfants détourne bien trop souvent les parents de ce simple remède. Or, dans le cas de la coqueluche ou la diphtérie, c’est l’absence de vaccin qui peut être fatale.

Le désamour des Français

"Un enfant sur cinq ne profite toujours pas des bienfaits de la vaccination. En 2012, d’après les estimations, 22,6 millions de nourrissons n’ont pas bénéficié d'une vaccination systématique. Plus de la moitié de ces enfants vivent dans trois pays seulement : l’Inde, l’Indonésie et le Nigeria"
, explique l’OMS.  

Et d’ajouter : "Un approvisionnement insuffisant en vaccins, l’absence d’accès au personnel de santé et le manque de soutien financier et politique sont les principales raisons pour lesquelles beaucoup de personnes qui commencent un programme de vaccination national ne le finissent pas."

Au pays de Louis Pasteur, les Français manifestent de plus en plus leur désamour vis-à-vis du vaccin. L’épisode de la grippe A et d’autres scandales, comme celui de l’hépatite ou plus récemment celui concernant le vaccin contre le cancer du col de l’utérus sont à l’origine de cette méfiance. A cela s’ajoute la désinformation.  

Pour beaucoup, la rougeole est une maladie infantile bénigne, alors qu'elle redevient une menace. Celle-ci est au centre de nombreuses querelles de spécialistes.

Vaccins : un mal nécessaire - Grand angle - 64' Le monde en français

26.04.2014
Sur le plateau du 64', Marc Girard, consultant spécialiste des médicaments, et Jean-Marie Okwo-Bele, responsable de la division vaccins de l'OMS, débattent de l'importance des vaccins. 
Vaccins : un mal nécessaire - Grand angle - 64' Le monde en français