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Les convois de l’Otan bloqués en banlieue de Peshawar

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Les convois de l’Otan bloqués en banlieue de Peshawar

Une route éclatée, trouée de mares de boue, des bas côtés où s’amoncellent des débris de tôle, des camions et des containers englués dans la boue ou renversés, peu de circulation… et pas âme qui vive le long de cette route de "Khyber", d’habitude bondée de camions de transports multicolores en partance pour l’Afghanistan. Et c’est sur cette route qui relie Peshawar (capitale provinciale) à Torkham, poste frontière, que circulent les convois d’approvisionnement pour les forces de l’Otan.

"On n’a envoyé que deux camions sur Kaboul en dix jours" explique Javeed, transporteur de tout type de chargements vers l’Afghanistan. Dont ceux de l’Otan. "Avant, j’en envoyais entre 18 et 20 par semaine. Mais trois ponts ont été détruits, il n’y a plus qu’une voie et à Alimasjid, à 20 kilomètres du poste frontière, la route est impraticable. On pourrait y aller mais au lieu de mettre six heures, on mettrait trois jours".

Les convois de l’Otan sont bloqués en banlieue de Peshawar. Il n’y a de toute façon plus de conducteurs : ils réparent leurs maisons ou sont dans des camps avec leurs familles. Si les convois empruntent une autre route en passant par Quetta, cette situation peut gêner le ravitaillement des forces de l’Otan d’ici quinze jours.