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Les journalistes de Kiosque débattent de la crise en Grèce

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La dette grecque et l'Europe

L'édito de Julien Brunn, suivi des débats entre les journalistes : sur le plateau de Kiosque, Mine Kirikkanat - Vatan (Turquie), Youri Kovalenko - Izvestia (Russie), Louis Keumayou - Le Messager (Cameroun), Alberto Toscano - AGA (Italie), Paola Martinez Infante - Radio Biobio (Chili) et en duplex à Athènes, Alexia Kefalas - ERT/NET.

Extrait de l'émission Kiosque
TV5Monde
7 mars 2010 - 15'50
La dette grecque et l'Europe

L'édito de Julien Brunn

À lire ici ou à voir en vidéo à côté...

Donc, les Allemands ne veulent pas payer pour les Grecs. « On travaille, nous ! » écrit par exemple le grand quotidien populaire Bild, plus de 10 millions d’exemplaires. Et puis, si vous êtes dans la… mouise, vous n’avez qu’à vendre vos îles, après tout. Idée reprise par quelques députés du parti d’Angela Merkel. Et après tout, en effet, la France a bien vendu la Louisiane aux États-Unis, pour se faire des liquidités ; et Gênes a vendu l’île, justement, de Corse, qu’elle avait hypothéquée, à… la France. C’était il y a plus de deux siècles, d’accord, mais ce sont des précédents. Le Premier ministre grec, en visite de « courtoisie » à Berlin s’est senti obligé de déclarer que la vente d’îles grecques n’était pas à l’ordre du jour. Pas plus d’ailleurs qu’une demande de coup de pouce financier à la zone euro, puisque que ça va mieux.

A l’intérieur, les plans d’austérité en rafale du gouvernement socialiste ne passent pas inaperçus, mais ils passent. A l’extérieur, nul n’ignore plus rien de l’intimité financière de la Grèce. Nous savons donc qu’elle a emprunté la semaine dernière sur les désormais fameux et out puissants « marchés », 5 milliards d’euros, à 6,3%, c’est vrai, mais que si elle avait voulu, elle aurait pu en emprunter 15 ! C’est la preuve, paraît-il, que la Grèce peut traverser toute seule la zone de turbulences.

Ça tombe bien : la nouvelle philosophie de la zone euro se résume à ceci : aide-toi, et l’Europe t’aidera. C’est peu, mais mieux que « dé… mène toi toute seule »…