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Découvrez notre sélection non exhaustive des ouvrages qui sont publiés à l'occasion du 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin.

Checkpoint Charlie

De Gilles Perrault, Fayard, 2008

Le 16 mai 1969, la DST arrête à Paris Hans Voelkner, agent des services est-allemands. Ses parents, membres du fameux réseau Orchestre rouge, ont été guillotinés par les nazis. Comment ne pas tout faire pour accélérer l’échange de leur fils ?
Au même moment, en Pologne, une violente campagne antisémite pousse les Juifs à l’exil. Mais Leopold Trepper, ancien chef de l’Orchestre rouge, est retenu pour « raison d’état ». Comment ne pas agir pour lui permettre de sortir de la prison qu’est devenue pour lui son pays ?
Le jeune avocat Daniel Soulez Larivière défend devant la Cour de sûreté de l’État un agent sexagénaire des services français, poursuivi pour trahison. Il est condamné. Son défenseur est convaincu de son innocence. Comment rester inerte face à une révoltante erreur judiciaire ?
Ces trois affaires vont précipiter Gilles Perrault et Daniel Soulez Larivière dans la paranoïa de la guerre froide, leur faire prendre maintes fois le chemin de Checkpoint Charlie et les faire soupçonner, à Paris, de travailler pour les services soviétiques, à Varsovie pour les services israéliens, à Berlin pour les services français…
Quatre années remplies de péripéties souvent dramatiques (quand, par exemple, le directeur de la DST accuse Trepper d’avoir collaboré avec la Gestapo…), parfois cocasses, toujours intenses, et dont la réconfortante conclusion pourrait être que le pot de terre, parfois, fait voler en éclat le pot de fer.

Europa mon amour , 1989-2009, ces années tissées de nos rêves

De Jean-François Gossiaux et Boris Petric, éditions Autrement, 2009

La rencontre entre l’Europe de l’Est et de l’Ouest depuis la chute du mur de Berlin a-t-elle eu lieu ? Au soir du 10 novembre 1989 une liesse populaire sans précédent s’empare de la ville et de toute l’Europe, poussant beaucoup d’Européens à croire à l’établissement rapide d’une Europe enfin unie.
Depuis lors l’Europe tente de surmonter ses multiples blessures et de s’émanciper des obstacles physiques ou idéologiques érigés entre les peuples. Plutôt qu’un bilan quantitatif des réformes et des changements politiques, cet ouvrage propose aux lecteurs une démarche « qualitative» pour comprendre les transformations sociales de l’espace européenpost-communiste.
Des anthropologues, historiens, sociologues, politistes, philosophes ou écrivains, réinterrogent la signification de ce passage temporel d’un monde à l’autre. Ces multiples observateurs du changement écrivent le plus souvent à la première personne pour nous faire découvrir le destin d’hommes et de femmes aux trajectoires singulières, en nous donnant à voir des lieux ou des pratiques sociales qui caractérisent les changements de l’Europe en train de se faire.
Le livre s’organise en quatre parties : la première sur le rapport au temps, la deuxième sur la construction d’un espace européen et la manière dont s’élabore notre rapport à l’Autre non européen et la troisième sur l’établissement de nouvelles frontières invisibles (sociales, culturelles) qui s’élaborent dans les nouvelles interactions Est-Ouest. Enfin, la quatrième partie, est constituée d’entretiens réalisés avec des observateurs reconnus (Marc Abélès, Elie Barnavi et Luc Dardenne) de l’évolution européenne, qui tentent de manière diversifiée et parfois opposée, de penser l’avenir européen.


“Le mur de Berlin et la chute du communisme expliqués à ma petite-fille“

De Marc Ferro, éditions du Seuil, 2009

Pourquoi le mur de Berlin est-il tombé en 1989 ? Quelles en furent les conséquences en Europe de l’Est ? Et en URSS ? La chute du mur de Berlin a-t-elle entraîné la fin du communisme ? A-t-elle bouleversé la situation internationale ?
Marc Ferro répond à toutes ces questions et bien d’autres sur l’édifice emblématique de la guerre froide, le mur qui a scindé la ville de Berlin pendant près de 40 ans. Après le succès du XXe siècle expliqué à mon petit-fils, il revient avec clarté et pédagogie sur la fin du communisme en Europe, et les brutales transformations qui continuent de nos jours à agiter l’Est de notre continent.
À l’occasion du vingtième anniversaire de la chute du mur, un ouvrage indispensable pour mesurer l’ampleur de cet événement et de ses conséquences.


Berlin 1989

De Georges Marion, éditions du Seuil, 2009

Le mur avait été érigé en août 1961 pour mettre un terme aux départs massifs de millions d’Allemands de l’Est qui, depuis la création de la RDA en 1949, avaient fui le pays, le privant tout à la fois de ses intellectuels et de sa main-d’œuvre qualifiée.
Après son érection, des milliers de personnes tentèrent encore de passer, au péril de leur vie. Au cours des ans, des sommes incalculables furent dépensées pour améliorer l’étanchéité du mur.
C’est cette histoire allemande et européenne que raconte Berlin 1989. La guerre froide et ses crises chaudes constituent les décors où évoluent les dizaines de personnages interviewés pour la rédaction du livre : responsables politiques de l’Est et de l’Ouest, qui ont accompagné la construction du Mur ou ont été témoins de sa chute ; fuyards de RDA ; officiers de la Stasi chargés de la protection du Mur et du régime ; intellectuels et ecclésiastiques cherchant une alternative socialiste à l’autoritarisme stalinien ; avocats et hommes d’affaires vendant à Bonn, contre monnaie forte, les prisonniers politiques de RDA ; simples citoyens qui ont décidé de vivre leur vie avec ce mur qu’ils pensaient inévitable, infranchissable et éternel.
Tous racontent leur histoire, celle qui converge vers cette soirée du 9 novembre 1989 durant laquelle s’ouvrit le mur. Leurs témoignages font revivre une époque exceptionnelle et enrichissent l’imaginaire que suscite Berlin, ville de tous les fantasmes et de toutes les audaces.

Le jour où le mur est tombé

De Cyril Buffet, éditions Larousse, 2009

En cette soirée froide du 9 novembre 1989, après plusieurs semaines de manifestations populaires face auxquelles le gouvernement de la RDA se montre impuissant à réagir, le secrétaire à l'Information annonce la mise en place d'une nouvelle réglementation des déplacements des citoyens est-allemands, les autorisant à quitter le pays. En réponse aux questions des journalistes étonnés, il bafouille et lâche, pris de court, que la mesure entre en vigueur «tout de suite, immédiatement»...
Aussitôt, des milliers de personnes se ruent aux points de passage. En quelques heures le mur de Berlin tombe. Sans coup de feu, sans victime, sans effusion de sang. En quelques jours, la RDA s'effondre, ouvrant la voie à la chute du bloc communiste...
À partir d'archives est-allemandes et soviétiques, Cyril Buffet, spécialiste de l'Allemagne contemporaine, retrace au jour le jour l'épisode le plus marquant de l'histoire de l'Europe à la fin du XXe siècle.


La chute du mur

De Jean-Marc Gonin et Olivier Guez, éditions Fayard, 2009

Le 6 octobre 1989, quand il reçoit Gorbatchev pour célébrer les 40 ans de la RDA, Erich Honecker contemple avec sérénité l’avenir de son pays. Et pourtant, un mois plus tard, le tourbillon de l’Histoire balaie toutes ses illusions : le mur de Berlin tombe dans la nuit du 9 au 10 novembre.
Pendant ces quelques semaines, dans l’atmosphère électrique de l’automne allemand de 1989, ils sont des dizaines à affronter la Stasi au prix de leur liberté, des dizaines à ébranler, chacun à leur manière, le mur et la dictature : c’est un pasteur accueillant les contestataires dans son église, c’est Kurt Masur organisant des forums de libre discussion à Leipzig, ce sont les activistes imprimant des tracts la nuit et bravant les Vopos à Leipzig ou à Berlin, ce sont enfin les sbires de la Stasi qui tenteront jusqu’au dernier moment de manipuler l’opposition pour sauver le régime...
Reporters expérimentés, Jean-Marc Gonin et Olivier Guez les ont rencontrés au cours de deux années d’enquête et ont fait de ces acteurs anonymes les héros de ce livre, au même titre que les leaders de l’époque. À partir de leurs témoignages et d’un considérable travail d’archive, ils racontent de l’intérieur ces jours qui ont fait basculer le XXe siècle. Un récit digne des meilleurs thrillers.


Histoire secrète de la chute du mur de Berlin

De Michel Meyer, éditions Odile Jacob, 2009

Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, à Berlin, le monde a changé de visage. Le « mur de la honte » s’est effondré sans combat. Et la guerre froide de s’achever, et l’URSS d’exploser...
Ce livre raconte les manœuvres, les tractations, les intrigues qui ont mené à ce basculement. Pourquoi l’URSS n’a-t-elle pas réagi comme par le passé ? Quelle a été l’action… ou l’inaction de Mikhaïl Gorbatchev ? Contre quelle redoutable conjuration de cavaliers de l’Apocalypse, une Raïssa Gorbatchev, par exemple, a-t-elle dû lutter pour retenir le bras armé du maître du Kremlin ? Sur le devant de la scène ou en coulisses, quel a vraiment été le rôle de chacun des acteurs ?
À la manière d’un thriller, cette enquête historique inédite révèle la partie de poker stratégique d’une rare perversité qui, du printemps 1987 à l’automne 1990, a mobilisé les grands fauves de la géopolitique et du renseignement soviétiques, allemands et anglo-saxons. Avant, pour ainsi dire par inadvertance, de provoquer l’impensable, la fin de l’Empire soviétique.
Écrivain et journaliste, Michel Meyer a été pendant plus de quinze ans le correspondant en Allemagne d’Antenne 2, de France Inter et de L’Express. Intime de la chose allemande, confident et traducteur de Willy Brandt, proche des chanceliers Helmut Schmidt et Helmut Kohl et expert des problématiques Est-Ouest, il est aussi l’auteur d’une douzaine d’essais et de romans, dont Le Frère rouge et Le Réveil du poisson-chat.
Journaliste à Libération depuis 1985, Michel Henry a toujours été spécialisé dans les affaires judiciaires et les procès. Il est aujourd’hui correspondant régional à Marseille et pour la région PACA.

Le mur de Berlin

De Frederick Taylor, éditions Lattès, 2009

L'apparition d'une clôture de barbelés dressée en hâte en plein coeur de Berlin durant la nuit du 12 au 13 août 1961 fut un moment aussi tragique qu'inattendu. En l'espace de quelques jours, elle se transforma en une structure imposante qui en viendrait à symboliser la folie brutale de la guerre froide : le mur de Berlin.
Frederick Taylor livre le récit saisissant du conflit politique de l'après-guerre à l'origine du drame d'une Allemagne divisée. D'abord cette ville de près de quatre millions d'habitants, puis le pays entier, furent cruellement coupés en deux, déclenchant une crise potentielle catastrophique entre l'Est et l'Ouest. Pour la première fois, le monde entier fut confronté à la menace d'une apocalypse nucléaire imminente. Cette peur dura jusqu'au jour où ceux-là même que le Mur avait emprisonnés y ouvrirent les premières brèches, en cette incroyable nuit du 9 novembre 1989...
Tissant ensemble tout à la fois l'histoire officielle, ses recherches dans les archives et de bouleversants récits personnels, Le mur de Berlin est une remarquable fresque historique et humaine, à l'époque où le monde semblait au bord du gouffre.
Traduit de l'anglais par Philippe Bonnet et Sabine Boulongne.
Frederick Taylor enseigne l'histoire et la littérature à l'université d'Oxford. Ancien éditeur et auteur de romans, il a traduit en anglais le journal de Goebbels et est déjà l'auteur d'un best-seller historique en Grande-Bretagne : Dresde, 13 février 1945.

Berlin, le mur

A l'occasion du 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin (9 novembre 1989), toute l'histoire illustrée du "mur de la honte" dans un livre objet semblable au "Pavé mai 68". Dès la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Berlin est devenu un symbole. Celui tout d'abord de la victoire alliée et de la défaite du nazisme puis, dès 1948 et à cause du blocus imposé par les Soviétiques, celui de la résistance du "monde libre" au communisme. Le mur, érigé en août 1961, fut le symbole de la Guerre Froide. Un "mur de la honte" qui fit plus de 1000 victimes et divisa l'Allemagne durant 28 ans.
Il y a 20 ans, le 9 novembre 1989, le mur cessa de couper l'Europe en deux blocs antagonistes. La politique de détente de Gorbatchev entraîna l'effondrement du bloc communiste, tout d'abord en Pologne et en Tchécoslovaquie, puis avec la Révolution de velours ou la chute des Ceausescu. Mais une fois encore, ce fut la destruction du mur qui symbolisa toute cette époque. Chacun se souvient de ces journées extraordinaires, de la liesse des Est-allemands pénétrant à Berlin-Ouest, de la destruction du mur à coups de pioche par une foule d'anonymes...
Ce livre - en forme de mur - raconte toute cette histoire, depuis la fin de la guerre jusqu'à la réunification des deux Allemagnes, avec de nombreux extraits de discours (dont le célèbre " Ich bien ein Berliner " de Kennedy) et une centaine de photos bouleversantes. Un objet attachant pour un anniversaire majeur de l'histoire contemporaine.