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Mexique : Le pays enterre les victimes du séisme majeur de jeudi

Déblayements à Juchitán de Zaragoza, Mexique
Déblayements à Juchitán de Zaragoza, Mexique
© REBECCA BLACKWELL | AP PHOTO

Le bilan s'alourdit au Mexique. Et les recherches se sont arrêtées. Derrière ce tremblement de terre de la semaine dernière (NDLR : jeudi 7 septembre 2017), le plus intense depuis un siècle dans le pays, un spectacle de désolation, notamment dans l'État d'Oaxaca, le plus touché.

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Tout cette journée de dimanche (NDLR : 10 septembre 2017) à Juchitan, dans le sud du Mexique, les survivants ont pleuré et enterré leurs proches.
Familles endeuillées à Juchitán de Zaragoza, Mexique
Familles endeuillées à Juchitán de Zaragoza, Mexique
© FELIX MARQUEZ | AP PHOTO
Trois jours après le tremblement de terre de magnitude 8,2, l'aide s'organise. Le bilan s'est alourdit. 
"Nous informons que le bilan des personnes qui ont perdu la vie est passé à 90, dont 71 dans l'Etat de Oaxaca, 15 au Chiapas et 4 dans l'Etat de Tabasco", avait indiqué la protection civile mexicaine dans un communiqué diffusé dans la soirée.

Dans l'État d'Oaxaca, le plus meurtri par ce puissant séisme, 25 nouvelles victimes ont été dénombrées dans la journée de dimanche.
 Le président Enrique Peña Nieto s'était rapidement rendu sur place.  Il avait survolé en hélicoptère les zones affectées et avait assuré les gouverneurs concernés du soutien du pouvoir central.
1.000 militaires ont été déployés et des vivres, des couvertures et des matelas sont en cours d'acheminement.

Près de 800 répliques

 
Les répliques. La hantise des sauveteurs. Depuis jeudi, 800 répliques environ ont été enregistrées. Les riverains craignent aussi pour leur biens.
Abri de fortune à Juchitán de Zaragoza, Mexique
Abri de fortune à Juchitán de Zaragoza, Mexique
© REBECCA BLACKWELL | AP PHOTOS

Plusieurs familles accompagnées d'enfants et de personnes âgées s'étaient installées notamment sur des hamacs sous des arbres à proximité de leur maison. Des rescapés qui refusent de se rendre dans des abris. Ils refusent de perdre de vue ce qui restait de leurs biens.
"Si nous restons dans nos maisons, nous risquons d'y être ensevelis, mais si nous partons dans les abris, on risque de nous voler nos biens", confiait à l'AFP, Hector Aguilar, un professeur d'histoire de 52 ans.
Certains commerçants s'efforçait de vendre au plus vite leurs produits par crainte d'éventuels pillages.
 

Le rétablissement de l'eau potable, et del'électricité, sont aussi des priorités sur place. Une têche gigantesque face au plus grave séisme recensé dans le pays depuis celui de 1985. Les ONG comme la Croix-Rouge mexicaine s'organisent et des collectes de vivres sont planifiées dans tous les pays.
A Monterrey, par exemple, dans le nord,  André-Pierre Gignac et Timothée Kolodziejczak, joueurs du club des Tigres ont également participé à une collecte en signe de solidarité.

L'épicentre du tremblement de terre a été localisé dans le Pacifique, à environ 100 kilomètres au large de Tonala (État du Chiapas), selon le centre géologique américain USGS.
La secousse, a aussi fait plus de 200 blessés. Elle a été ressentie jusqu'à Mexico, la capitale. Elle y a même déclenchant des mouvements de panique, mais aussi au Guatemala, dont quatre habitants ont été blessés.