Najib Mikati, un politicien aguerri

Najib Mikati (afp)
Najib Mikati (afp)
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La fausse marionnette


Présenté depuis quelques jours par ses adversaires et des médias occidentaux comme l'instrument du Hezbollah, le nouveau Premier ministre libanais n’en présente à première vue ni le profil ni le parcours.

Musulman sunnite né à Tripoli il y a 55 ans, Najib Mikati est diplômé de l’Université américaine de Beyrouth 1980. Il a étudié aux Etats-Unis à Harvard et en France à l’INSEAD, école des affaires française de Fontainebleau.

Co-fondateur de sa holding familiale Mikati, il est l’un des principaux actionnaires de l’opérateur de télécommunication sud-africain MTN. Sa fortune est supérieure à deux milliards de dollars.

Ministre des Travaux Publics de 1998 à 2004 dans les gouvernements de Salim Hoss puis de Rafic Hariri, il devient après l’assassinat de celui-ci Premier ministre de transition. Il organise les élections législatives libres de juin 2005 sans être lui-même candidat.

Il est en revanche élu en 2009 sur la liste du « Bloc » de Saad Hariri, ce qui alimente aujourd’hui l’accusation de trahison des ses anciens amis qui lui reprochent aussi ses liens trop appuyés avec le président syrien Afez el Assad.

Le 24 janvier 2011, Najib Miqati est proposé par le Druze Walid Joumblatt comme Premier ministre d'alternance pour former un gouvernement après l'effondrement de celui de Saad Hariri. Il est investi le lendemain.

S’il bénéficie bien aujourd'hui du soutien du Hezbollah (comme avant lui … Saad Hariri jusqu’à ce qu’il le perde en décembre dernier), il jouit aussi de celui du Amal (Chiite), du parti druze de Walid Joumblatt et de celui du CPL (Parti chrétien du Général Aoun allié au Hezbollah).


Non loin de là


manifestation pro-Hariri à Beyrouth le 25 janvier 2011 (AFP)
manifestation pro-Hariri à Beyrouth le 25 janvier 2011 (AFP)

Des partisans de Saad Hariri lacèrent le portrait de Najib Mikati à Tripoli le 25 janvier 2011 (AFP)
Des partisans de Saad Hariri lacèrent le portrait de Najib Mikati à Tripoli le 25 janvier 2011 (AFP)

Manifestation pour Saad Hariri près du mausolée de son père le 26 janvier 2011 (AFP)
Manifestation pour Saad Hariri près du mausolée de son père le 26 janvier 2011 (AFP)