Obama au Ghana : les espérances de l'Afrique

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Premier voyage du président américain en Afrique

"Nous devons commencer par ce postulat simple: l'avenir de l'Afrique appartient aux Africains eux-mêmes." Le président américain a énoncé plusieurs principes dans son discours très attendu devant les parlementaires ghanéens. Il a aussi rappelé que : "Le développement dépend de la bonne gouvernance. C'est un ingrédient qui a fait défaut pendant beaucoup trop longtemps, dans beaucoup trop d'endroits". Et précisé que son pays aiderait les États démocratiques, encore trop peu nombreux dans la région.

Côté diplomatie, il est resté légèrement en retrait en annonçant que des crises comme le "génocide" au Darfour ou l'expansion terroriste en Somalie réclamaient une réponse "mondiale", mais aussi un renforcement des capacités de réaction de l'Afrique elle-même. "L'Afrique n'est pas la caricature qu'on en fait d'un continent en guerre. Mais les conflits font partie de la vie de trop d'Africains, avec la même constance que le soleil".

Après Bill Clinton en 1998 et Georges Bush en 2008, le Ghana, petit pays démocratique d'Afrique de l'Ouest, reçoit donc Barack Obama du 10 au 11 juillet. C'est le premier voyage officiel qu'effectue le président américain en Afrique subsaharienne depuis son élection, un séjour destiné à présenter les nouvelles orientations de la diplomatie américaine en Afrique.

Porteur d'espoir pour le continent noir, Barack Obama a justifié le choix du Ghana, plutôt que le Kenya, terre natale de son père, en raison de son bilan démocratique impressionnant ces dix dernières années, un bilan qui contraste singulièrement avec la situation générale sur le continent où les élections frauduleuses et violentes sont monnaies courante.

Autre temps fort de ce voyage entre politique et émotion : une visite à l'ancien fort britannique de Cape Coast, haut lieu de l'esclavagisme du XVI au XIX siècle, en compagnie de ses filles et de son épouse Michelle, elle-même descendante d'esclaves.

Un voyage sans concession, marqué aussi par l'émotion

Un voyage sans concession, marqué aussi par l'émotion

Dans deux discours remarquables, l'un devant les Parlement ghanéen, l'autre aux portes Cape Coast, haut lieu de l'esclavagisme, le président américain a appelé les Africains à prendre leurs destinées en mains et à ne pas s'abriter perpétuellement derrière les méfaits du colonialisme.

Bilan par Guillaume Villadier
2'31

“Le seul dirigeant occidental capable de parler sans détours aux dirigeants africains“

“Le seul dirigeant occidental capable de parler sans détours aux dirigeants africains“

Entretien avec Jean Baptiste Placca, journaliste chroniqueur pour AfriquePresse (TV5Monde)

3'26

Fièvre au Ghana, en attendant Obama

Fièvre au Ghana, en attendant Obama

Accra, capitale du Ghana a vécu dans l'impatience la venue du président américain. Des mesures de sécurité draconiennes ont été prises.

Récit de Bruno Faure
1'35 - 10 juillet 2009

Ferveur et fierté à Accra

Ferveur et fierté à Accra

Les Ghanéens sont fiers de recevoir chez eux celui qu'ils considèrent comme l'un des leurs. Ils seront des milliers à accueillir Barack Obama en fanfare.

Récit de Hassan Lazarg
2'04 - 10 juillet 2009

Déception au Kenya : Obama n'a pas choisi le pays de son père

Témoignage d'un jeune Kenyan qui se dit déçu mais pas surpris.


Obama a préféré le Ghana au Kenya qui est pourtant la patrie de son père. Un choix qui a été officialisé dès le mois de mai. Pour décider de sa destination africaine, le chef de la Maison Blanche a dû procéder par élimination. 53 appelés et 1 élu : le Ghana pour ses progrès démocratiques et ses avancées économiques. Au Kenya, c'est la déception.

A lire les réactions de William Nyawalo, Kenyan de 30 ans, administrateur dans un collège à Nairobi.





Dossier préparé par Camille Sarret et Sylvie Braibant