Philippe Seguin, homme politique français, est mort

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Un homme de convictions, républicain, démocrate et gaulliste social, salué par tous

Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes, est mort dans la nuit de mercredi à jeudi à l'âge de 66 ans, d'une crise cardiaque.
Il était l'une des figures les plus considérables de la vie politique française, gaulliste ombrageux, républicain talentueux et présidait depuis 2004 cette juridiction suprême.

Ancien ministre, ancien député des Vosges, ancien maire d'Epinal, ancien président du RPR (le mouvement de Jacques Chirac), il présida pendant cinq ans l'Assemblée nationale. Il déployait comme premier président de la Cour des comptes tous ses dons de rude censeur de dérives.
Une "personnalité forte, capable de résister, de dire non", selon Jean-Louis Debré, autre gaulliste, qui a salué ses hautes exigences.
Philippe Séguin avait ainsi été, contre une majorité de son camp, à la pointe du combat contre le traité de Maastricht en 1992.

L'annonce de son décès a entraîné une avalanche d'hommages.

Homme de haute stature, passant au fil du stress et des régimes de la taille L à XXL, Séguin avait une voix jupitérienne, de longs rires silencieux, une culture fine portée sur l'histoire, le cinéma, le sport, un style chantourné, ne reculant devant aucun subjectif.
En atteste cette phrase de ses mémoires "Itinéraire de la France d'en bas, d'en haut et d'ailleurs" (Seuil) : "j'aurais pu me demander à la longue si je n'eusse pas mieux fait de m'abstenir d'entrer en politique".

Ce "gaulliste d'une espèce un peu particulière" expliquait avoir choisi le général parce qu'il prenait à la gauche et à la droite ce qu'elles avaient "de meilleur".
Ce qui lui permettait de dépasser ses propres contradictions : origines modestes, pied-noir - né le 21 avril 1943 à Tunis -, orphelin dont le père, héros, est mort quand il avait un an. Mais aussi participant d'une "tradition où le drapeau comptait, où l'on savait ce que nation voulait dire".

Après une série de déceptions politiques, Philippe Séguin avait réintégré son corps d'origine, la Cour des Comptes, où il était entré après l'ENA (Ecole nationale d'administration), et se partageait entre cette institution et le Bureau international du travail à Genève.

Avec AFP

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