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Première conférence de presse du président Trump: ses principales déclarations

Le nouveau président américain Donald Trump prend la parole pour la première fois devant la presse ce mercredi 11 janvier. 
Le nouveau président américain Donald Trump prend la parole pour la première fois devant la presse ce mercredi 11 janvier. 
©capture d'écran

Pas question pour Donald Trump de se laisser voler la vedette. Quelques heures après les adieux de son prédécesseur Barack Obama, le nouveau locataire de la Maison Blanche a convoqué la presse, pour la première fois depuis sa victoire, sur fond de rumeurs concernant des informations compromettantes détenues par Moscou, qu'il a démenties. 

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Ce 11 janvier 2017 le président américain élu en novembre dernier a fait son entrée médiatique face à la presse du monde entier. Une date pas choisie par hasard puisqu'elle intervient au lendemain des adieux du président Barack Obama à la Maison Blanche.

En revanche, ce que Donald Trump n'avait pas prévu, ce sont ces informations publiées quelques heures avant sa conférence de presse, évoquant de possibles vidéos compromettantes, voire explosives, que détiendraient les autorités russes.

Le document compromettant a été publié par plusieurs médias américains, mardi 10 janvier, dont le site d'information BuzzFeed, qui a cependant précisé qu'il n'était pas en mesure de les authentifier. Leur contenu n'a pas non plus été certifié par des sources officielles mais a été rédigé par un ancien agent du contre-espionnage britannique, jugé crédible par le renseignement américain.

Ce mémo de 35 pages contiendrait des informations compromettantes qui accréditent l'hypothèse de liens entre l'entourage de Donald Trump et le pouvoir russe.

Les notes détaillent notamment des informations sur des échanges de renseignements supposés pendant plusieurs années entre Donald Trump, ses proches et le Kremlin, dans les deux directions.

Selon CNN, les chefs du renseignement américain ont présenté à Donald Trump, ainsi qu'à Barack Obama et plusieurs responsables du Congrès, un résumé de deux pages du document, ce qui souligne l'importance qu'ils accordent à ces informations.

Premières réactions sur Twitter

Ces notes circulaient parmi les milieux politiques et médiatiques à Washington depuis plusieurs semaines. Elles évoquent notamment l'existence d'une vidéo à caractère sexuel filmée clandestinement par les services secrets russes lors d'une visite de Trump à Moscou, en 2013, avec des prostituées russes, le Kremlin disposant ainsi, au besoin, d'un moyen de pression sur le candidat.

Le document fait aussi référence à des échanges de renseignements supposés pendant plusieurs années entre Donald Trump, ses proches et le Kremlin, dans les deux directions.

 
"Fausses informations - une chasse aux sorcières totale!" a réagi le milliardaire sur Twitter, et qui répond encore un peu plus tard à ces attaques en comparant ce qu'il lui arrive à ce qui se passait dans "l'Allemagne nazie".

"Tout est faux"

Devant la presse quelques heures plus tard, dans la Trump Tower à Manahattan, le nouveau président dénonce les "fausses informations" qui ont circulé sur son compte au travers de ce mémo.

Il s'est montré furieux contre les médias qui en ont publié son contenu comme le site Buzzfeed et en a profité pour remercier ceux qui ne l'avaient pas fait. "Cela n'aurait jamais dû être diffusé", a-t-il martelé à la tribune, s'en prenant en même temps aux services de renseignement américains qui ont "peut-être" fait fuiter ces informations dans la presse. 

Relations avec la Russie

De son côté, le Kremlin a démenti disposer d’informations compromettantes sur Donald Trump, et a dénoncé une « falsification totale » destinée à saper les relations entre Moscou et Washington.


Durant sa conférence de presse, le nouveau président américain qui a assuré n'avoir aucun contrat avec la Russie tout en ajoutant si Poutine "m'apprécie, c'est un atout".

Il a cependant reconnu le rôle de la Russie dans le piratage du parti démocrate pour interférer dans l'élection présidentielle américaine. 

Concernant sa situation fiscale que le milliardaire-président ne veut pas rendre publique, il répond à une journaliste qui aborde cette question :


L'empire de Trump cédé à ses fils

Donald Trump a toutefois assuré pendant cette conférence de presse avoir cédé le contrôle de son empire à ses deux fils Eric et Donald Jr pour la durée de son mandat présidentiel. Cela, afin d'éviter les conflits d'intérêts. 

Son avocate a ensuite établi les règles strictes de fonctionnement de son empire qui ne sera autorisé à signer de nouveaux contrats qu'à l'échelle nationale. 

Emplois, Obamacare, Mur 

Quant à l'économie nationale, Trump assure qu'il sera "le plus grand créateurs d'emplois de tous les temps" et a ajouté que les entreprises qui délocaliseront leurs emplois paieront "une lourde taxe frontalière" :

Il a, à nouveau, confirmer que l'Obamacare sera abrogé et remplacé. "L'Obamacare est un échec, on vous ment, et le système explose", a-t-il dit à la tribune. 

Donald Trump a ensuite répondu à une question concernant le mur à la frontière avec le Mexique confirmant qu'il sera construit à la charge des Mexicains :

Attaque contre les médias

Lors cette première conférence de presse pendant laquelle l'avocate de Trump a longuement pris la parole, le nouveau président américain s'est aussi illustré par son comportement désinvolte à l'encontre de certains journalistes présents dans la salle. Il a ainsi refuser de répondre à la question du journaliste de CNN l'assénant d'un "vous êtes de fausses informations" après avoir attaqué la chaîne.  

Donald Trump a clos sa conférence de presse par un trait "d'humour" alors que des journalistes continuaient à lui poser des questions. Si ses fils ne font pas bien leur travail à la tête de son empire durant son mandat présidentiel, il leur lancera un "you're fired" (Vous êtes virés).

Référence à la phrase-sentence qu'il jetait aux candidats de son émission de téléréalité "The Apprentice". Un show qui l'a rendu si célèbre auprès des Américains. Donald Trump prendra maintenant ses fonctions le 20 janvier lors de son investiture à Washington.