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France : la presse raconte le duel Macron/Le Pen à Amiens

Le candidat Emmanuel Macron quitte l'usine de Whirlpool à Amiens, après un long dialogue musclé avec les salariés de l'entreprise.
Le candidat Emmanuel Macron quitte l'usine de Whirlpool à Amiens, après un long dialogue musclé avec les salariés de l'entreprise.
©AP/T. Camus

Le duel surprise devant l'usine de Whirlpool à Amiens entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen a permis au premier de "descendre dans l'arène" et à la seconde de faire un "bon coup médiatique", commente la presse du jeudi 27 avril 2017.

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"Alors qu'il avait l'intention de marquer un point, mercredi, en se rendant en terre frontiste, d'abord dans la Somme puis dans le Pas-de-Calais, Emmanuel Macron a été pris à son propre jeu", raconte Marcelo Wesfreid dans Le Figaro.

Son adversaire du FN s'est rendue à la mi-journée sur ce site promis à la fermeture, pendant que, à quelques kilomètres de là, Emmanuel Macron s'entretenait en ville avec des délégués syndicaux de l'entreprise. Le candidat d'En Marche! a répliqué du tac au tac à Marine Le Pen, annonçant sa visite dans l'après-midi auprès des salariés, en compagnie des représentants de l'intersyndicale.

"Vrai lancement" du second tour                             

"Duel sans concession. Duel à mort. Le retard important de Marine Le Pen dans les sondages ne lui donnait pas d'autre choix que de prendre l'initiative, de chercher son adversaire, de le provoquer", écrit Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne.

Toutefois, "il n'est pas certain que le 'bon coup' de Marine Le Pen la serve autant qu'on pouvait le penser, dès lors qu'Emmanuel Macron est allé sans hésiter au contact", commente Laurent Joffrin dans Libération.

"L'enjeu de cet entre-deux tours, c'est effectivement que le candidat d'En Marche! continue d'aller au contact", confirme Jean-Marcel Bouguereau dans La République des Pyrénées.

"L'opération ne convertira sans doute pas les ouvriers de Whirlpool et d'ailleurs. Mais elle rassurera ses électeurs désarçonnés par sa drôle de campagne, évitant une démobilisation dangereuse pour le second tour", analyse Cécile Cornudet dans Les Echos.

"L'épisode mouvementé d'hier chez Whirlpool, au-delà de la bataille d'images, montre que le résultat final dépendra du courage à aller au-devant de tous ceux qui sont -ou se vivent- en victimes de l'Europe, de la mondialisation, de la finance", avance Michel Urvoy dans Ouest France.

Hervé Favre, de La Voix du Nord, voit dans l'épisode qui s'est joué à Amiens "le vrai lancement de la campagne de second tour".