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Rio de Janeiro : c'est parti pour le défilé des chars des écoles de samba

Brésil
©TV5Monde/Stephane Leroyer

 C'est la période des carnavals. Le plus grand du monde se déroule à Rio. Des centaines de milliers de fêtards sont dans les rues et quelques dizaines de milliers sont au Sambodrome. Les écoles de Samba s'y livrent une compétition féroce. Mais cette année, leur premier adversaire est le maire.

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L'an dernier il n'était même pas venu à cette cérémonie. La remise des clés de la ville au roi du carnaval est pourtant une tradition incontournable pour les Cariocas,  d'autant plus quand on est maire de Rio de Janeiro, dont la plupart de ses administrés estiment qu'il n'aime pas le carnaval.
 

C'est faux, toutes ces personnes qui disent que le maire a des préjugés sur le carnaval, mais moi je n'ai pas de préjugés. J'admire, je respecte, j'applaudis et j'ai fait tous les efforts possibles pour que le carnaval continue d'être un succés. Qu'il brille comme il a toujours brillé et comme il brillera toujours. 

Marcelo CRIVELLA, maire de Rio de janeiro

Présent à la cérémonie, certes, mais Marcello Crivella s'est bien gardé de toucher la clé. C'est finalement le président de l'office du tourisme de Rio  qui l'aura remis personnellement au Roi Momo la figure symbolique du carnaval.

Depuis vendredi les écoles de samba  sont les reines de la fête, placée justement cette année sous le signe de la contestation contre le maire qui a divisé par deux les subventions des écoles, à cause dit-il de la crise économique que connait la ville. 

Pour les Cariocas la crise n'est pas la vraie raison. Le carnaval de Rio rapporte plus d'un milliard et demi d'euros à l'économie brésilienne, grâce à l'afflux de touristes pendant la fête.
 
Tout le monde sait qu'il est évangélique. L'église évangélique se développe énormément à Rio de Janeiro. Avant notre ville tirait tout le pays vers le haut, l'ouvrait au monde et aujourd'hui , on a ce conservatisme.

Elisabeth SAAR, Carioca

Ancien pasteur de l'église évangélique, Marcelo Crivella y est toujours fidèle. La doctrine évangélique considère le carnaval comme la fête du diable, mais les Cariocas estiment que si un croyant peut penser ça, c'est impossible pour le maire de Rio.