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Stromae : malaise en Une avec Charlie

A gauche, la Une de Charlie Hebdo, à droite la risposte belge, une allusion directe avec <i>Où est Charlie </i>(«<i>Where is Wally?</i>») créé en 1986. Evoquant cette affaire, la toile et les réseaux sociaux s'embrasent.
A gauche, la Une de Charlie Hebdo, à droite la risposte belge, une allusion directe avec Où est Charlie Where is Wally?») créé en 1986. Evoquant cette affaire, la toile et les réseaux sociaux s'embrasent.
(Montage Frantz Vaillant)

La Une de l'hebdomadaire satirique français fait grincer des dents. On voit le chanteur belge demander "Papa où t'es" à des morceaux de corps qui lui répondent. Problème : le père de Stromae est mort tué à la machette et découpé en morceaux en 1994.  Mais les Belges, indignés, ripostent.

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Charlie Hebdo n'a jamais revendiqué un quelconque "bon goût" et, on le sait, les journalistes de l'hedomadaire satirique français ont, dans un passé récent, payés un très lourd tribu à cette insolence qui est depuis toujours leur marque de fabrique.

Et l'hebdomadaire en a même rajouté une petite louchette :

La dernière Une du Charlie Hebdo ne déroge pas à cette absence de règle qui leur est précieuse.
L'actualité belge est tragique et sanglante. Les attentats de Bruxelles ont fait 32 morts. Le dessinateur Riss a donc croqué le chanteur belge Stromae. Il demande  "Papa où t'es ?", référence à sa chanson à succès "Papaoutai". Et des morceaux de corps lui répondent "ici", "là", "et là aussi".

Simple dessin pour évoquer le carnage en s'appuyant sur une star belge internationale ou allusion directe au drame vécu par son père, tué lors du génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 ? Le malheureux avait été découpé en morceaux.

La famille du chanteur Stromae a aussitôt réagi. Comme le rapporte le Nieuwsblad, celle-ci s'est dite très choquée par la couverture du magazine. Et les réseaux sociaux se sont embrasés :


Le chanteur, lui, ne s’est pas exprimé au sujet de cette polémique et on ignore s'il compte le faire. Ce ne sera pas sur Twitter probablement.
Dans l'un de ses derniers succès, il égratignait le réseau social :

L'amour est comme l'oiseau de Twitter
On est bleu de lui, seulement pour 48 heures
D'abord on s'affilie, ensuite on se follow
On en devient fêlé, et on finit solo
Prends garde à toi
Et à tous ceux qui vous like
Les sourires en plastique sont souvent des coups d’hashtag
Prends garde à toi
Ah les amis, les potes ou les followers
Vous faites erreur, vous avez juste la cote


(Stromae/ "Carmen")