Syrie : au sein de l'opposition, rien ne va plus

De Hermel, vue sur une colonne de fumée s'élevant de Al Qusair, juste derrière la frontière syrienne - © C.B
De Hermel, vue sur une colonne de fumée s'élevant de Al Qusair, juste derrière la frontière syrienne - © C.B

Depuis le meurtre du chef de l'Armée syrienne libre Kamal Hamami par les jihadistes, l'opposition syrienne apparaît plus que jamais divisée dans sa lutte pour renverser le président Bachar al-Assad. Au début de la rébellion, pourtant, les laïcs modérés de l'ASL avaient accueilli à bras ouverts le soutien des islamistes radicaux. Que s'est-il passé ? Eléments de réponse avec Agnès Levallois, spécialiste du Proche-Orient.

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Pour les rebelles syriens de l'ASL, la mort de Kamal Hamami, tué lors d'une altercation à un barrage dans le nord-ouest de la Syrie, s'apparente à une déclaration de guerre. Début juin, déjà, un chef de brigade de l'ASL et son frère avaient été égorgés par des djihadistes. Depuis, de nouveaux combats ont éclaté entre les rebelles laïcs modérés et les jihadistes radicaux, tandis que des incendies ravagent les dépôts d'armes de l'ASL.

En Syrie, la rupture au sein de l'opposition profite au président Bachar al-Assad, soutenu par l'Iran, le hezbollah et la Russie. Quant aux pays occidentaux, ils redoutent que les armes livrées aux rebelles ne tombent entre les mains du Front Al-Nosra ou de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), les jihadistes affiliés à Al-Qaïda.

Qui sont les mouvements en présence ? D'où viennent les jihadistes ? A quand remonte la rupture entre les deux grandes factions de l'opposition ? Comment modifie-t-elle le rapport de force entre la rébellion et le pouvoir en place ?

L'analyse d'Agnès Levallois, spécialiste du Proche-Orient

Syrie : au sein de l'opposition, rien ne va plus