Syrie : les armes chimiques sous scellés

Un mois a suffi à l'OIAC pour mettre sous scellés "impossible à briser" plus de 1 000 tonnes d'agents chimiques et 290 tonnes d'armes chimiques. Les sites de production sont maintenant officiellement inutilisables. L'organisation onusienne couronnée, du prix Nobel de la Paix en octobre, doit maintenant superviser la destruction des stocks avant 2014 dans un pays toujours plongé dans la guerre civile.

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Syrie : les armes chimiques sous scellés

31.10.2013AFP
Les délais ont été tenus. Les inspecteurs de l'organisation chargée de la destruction de l'arsenal chimique syrien (OIAC) ont placé plus de 1 000 tonnes d'agents chimiques et 290 d'armes chimiques syriennes sous scellés "inviolables", a annoncé jeudi l'organisation. Tout cet arsenal, déclaré par Damas, est pour l'instant resté sur ce site.
                 
Le conseil exécutif de l'OIAC, qui se réunira le 5 novembre, doit décider de la feuille de route pour la destruction des armes et des agents chimiques sur la base d'un document, un "plan général de destruction", rendu par la Syrie le 24 octobre.
                 
Plus tôt dans la journée, l'OIAC avait indiqué que toutes les installations de production d'armes chimiques en Syrie ont été rendues inutilisables. Les inspecteurs ont visité 21 des 23 sites déclarés par la Syrie, et 39 des 41 installations sur ces sites, les deux sites restants ayant été évités "pour des raisons de sécurité".
                 
Parmi ces installations, 18 sont destinées à la production, 12 au stockage, 8 sont des installations mobiles destinées à l'assemblage et 3 sont décrites de manière très générale comme des "installations liées aux armes chimiques", selon un rapport du directeur général de l'OIAC au Conseil exécutif, daté du 25 octobre.
                 
"Mais la Syrie a fait savoir que ces sites avaient été abandonnés, les éléments du programme d'armes chimiques qu'ils abritaient ayant été transférés sur d'autres sites qui ont effectivement été inspectés", a également assuré l'OIAC dans son communiqué.
                 
L'OIAC, qui avait reçu le prix Nobel de la paix début octobre, est chargée de superviser la destruction de l'arsenal chimique syrien à la suite d'une résolution historique des Nations unies. Pour la première fois ce type de démantèlement sera réalisé dans un pays plongé dans la guerre civile depuis plus de deux ans.