Syrie : une dictature si tranquille

dans

Voir le reportage photo


La vitrine brisée

Plus de deux mois après le début du mouvement, les manifestations se poursuivent un peu partout et quotidiennement en Syrie, toujours violemment réprimées. Plus de huit-cents tués et des milliers d'arrestations sont dénombrées de façon crédible par des organisations de défense de droit de l'homme. Malgré la levée toute théorique de l'état d'urgence, la presse internationale ne peut absolument pas travailler dans les zones sensibles.

La Syrie n'est pourtant pas hermétiquement close et, à condition de ne pas être trop curieux, les rares touristes y sont accueillis à bras ouvert.

Jeunes journalistes indépendants, Salomé Garel et Guillaume Bertrand ont endossé ce rôle. Muni d'un visa touristique, ils ont circulé dans le pays, visité ce qu'il était permis de visiter. Leur photographies reflètent l'étrange malaise d'un état qui montre sans le vouloir un peu plus qu'il ne le croit.


Les auteurs du reportage

Salomé Garel: journaliste indépendante depuis trois ans au sein d'un collectif de pigistes parisiens. Elle a couvert différents sujets d'actualité internationale (Kosovo, Afrique du Sud, Inde, Roumanie...) pour la presse générale et féminine.

Guillaume Bertrand: photographe indépendant, il travaille régulièrement pour différentes agences et pour la presse. Parmi ses reportages, Haïti après le tremblement de terre ou plus récemment la Libye.