Tunisie : hommages et commémoration

<span style="color: rgb(51, 51, 51); font-family: Georgia, 'Times New Roman', Times, serif; font-size: 16px; line-height: 23px; background-color: rgb(244, 244, 244);">Manifestation à Tunis le 20 mars 2015, deux jours après l'attentat du Bardo. Slogan : "<em>Nous sommes Bardo</em>". </span>
Manifestation à Tunis le 20 mars 2015, deux jours après l'attentat du Bardo. Slogan : "Nous sommes Bardo". 
(©AP/Christophe Ena)

Ce vendredi 20 mars 2015 a débuté par les cérémonies du 59e anniversaire de l'indépendance de la Tunisie, un pays en deuil deux jours après l'attentat revendiqué par le groupe Etat islamique contre le musée du Bardo à Tunis. L'attentat a coûté la vie à 20 touristes étrangers et un policier tunisien. 

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Le président Béji Caïd Essebsi, qui s'est rendu à Catharge, a promis une lutte "sans pitié contre le terrorisme". Il doit de nouveau s'adresser en soirée à la nation à l'occasion du 59e anniversaire de l'indépendance.
Avant cela, le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, en visite en Tunisie, s'est entretenu avec le président tunisien Béji Caïd Essebsi. Il a de nouveau exprimé la solidarité de Paris dans le "combat contre toutes les formes de barbarie, de terrorisme".
Le ministre français s'est ensuite rendu à l'hôpital Charles Nicolle de Tunis, où se trouvent les blessés de l'attentat, dont plusieurs Français.
Bernard Cazeneuve était aussi attendu devant le musée du Bardo pour y déposer une gerbe. Trois Français figurent parmi les morts.
Progressivement les Tunisiens ont commencé à se rassembler sur l'avenue Bourguiba dans la capitale pour rendre hommage aux victimes et ainsi marquer leur lutte contre un terrorisme qui cherche à «casser l’économie du tourisme», comme l'explique Ali Bensaad, chercheur au CNRS et spécialiste du Maghreb, à notre confrère Pierre Desorgues.

Sur l'avenue Bourguiba, des journalistes tunisiens ont filmé la mobilisation : 

Répondant à des interrogations sur un éventuel retour à l'autoritarisme que pourrait entraîner la lutte antiterroriste, le président Essebsi a assuré que "le processus de mise en place du système démocratique est déjà bien ancré... il n'y aura jamais de mouvement retour".