Turquie : la riposte de l'armée après l'attentat

(Capture d'écran)

Une explosion a eu lieu dans le centre d'Ankara, capitale du pays. Elle s'est produite près du parc Guven, situé dans le centre d'Ankara, près d'un grand carrefour.

Un bilan fait état de 34 morts et de 125  blessés dans cette déflagration. En riposte à cet attentat suicide, l'aviation turque bombarde ce lundi ces camps de rebelles kurdes en Irak

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L'aviation turque a bombardé ce lundi des bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l'Irak en riposte à l'attentat suicide commis dimanche à Ankara.

Ces frappes menées par un total de 11 avions de combat ont visé notamment la zone de Kandil, dans les montagnes de l'extrême nord de l'Irak, où sont retranchés les chefs rebelles du PKK, a précisé l'état-major dans un communiqué.


 

Un premier bilan donné par le gouverneur de la capitale turque fait état de 34 morts et de 125 blessés dans cette déflagration « causée par un véhicule rempli d’explosifs » selon le gouverneur de la capitale.

Signe de la violence de l'explosion, au moins 23 personnes sont mortes sur le coup, les autres ayant péri pendant leur transfert à l'hôpital, selon la chaîne CNN-Türk. Les blessés sont traités dans dix hôpitaux de la capitale.

Cette explosion s’est produite un peu plus de trois semaines après un attentat suicide à la voiture piégée revendiqué par un groupe dissident du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatistes kurdes) qui avait visé, dans le centre d’Ankara également, des cars transportant du personnel militaire et fait 29 morts.

Cette attaque avait été revendiquée par les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), qui avaient alors annoncé de nouvelles attaques à venir, notamment contre les sites touristiques turcs.

La Turquie vit depuis l’été dernier en état d’alerte maximales après une série d’attentats meurtriers, dont quatre ont été attribués par les autorités au groupe Etat islamique (EI).
 

La Turquie est secouée depuis juillet dernier par la reprise du conflit kurde. D’intenses combats opposent ses forces de sécurité au PKK dans de nombreuses villes du sud-est, région peuplée en majorité de Kurdes.

Ces affrontements ont fait voler en éclats les pourparlers de paix engagés par le gouvernement turc avec le PKK à l’automne 2012. Le conflit a fait plus de 40.000 morts depuis 1984.