Ukraine : dialoguer est-il encore possible ?

Devant le commissariat de Slavyansk, ce dimanche 13 avril 2014 (photo AFP)
Devant le commissariat de Slavyansk, ce dimanche 13 avril 2014 (photo AFP)

Des négociations internationales doivent se tenir jeudi 17 avril 2014 à Genève, pour tenter de définir une solution de sortie de crise, en Ukraine. A la veille de ces pourparlers, TV5MONDE reçoit Ludmila Koslowska, présidente de la fondation Open Dialog.

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La tension augmente entre Kiev et ses soutiens occidentaux, et la Russie. Avec la prise de plusieurs blindés de l'armée ukrainienne ce mercredi 16 avril, et l'occupation de bâtiments publics dans plusieurs villes par des militants pro-russes dès samedi 12 avril. Kiev et les Occidentaux accusent Moscou d'être derrière ces groupes armés ; la Russie affirme que les autorités pro-occidentales au pouvoir à Kiev ont conduit le pays "au bord de la guerre civile". 
 
Alors que Sergueï Narychkine, le président de la Douma d'Etat de la Fédération de Russie estime que Kiev fait la sourde oreille aux demandes de dialogue des manifestants de l'Est (lire notre interview ici), des négociations doivent se tenir ce jeudi 17 avril 2014 à Genève. Les chefs des diplomaties américaine, russe, ukrainienne et de l'Union européenne doivent s'y réunir pour les premiers pourparlers internationaux depuis le début de la crise. 
 
L'un des probables points de blocage de ces pourparlers pourrait résider dans la question d'une éventuelle fédéralisation du pays. Cette solution de sortie de crise, la seule pouvant fonctionner selon Moscou, donnerait plus de pouvoir aux régions ukrainiennes. Mais Kiev devrait refuser d'en discuter, selon les déclarations de l'ambassadeur ukrainien auprès de l'ONU, mardi 15 avril : "Nous estimons que les régions en Ukraine doivent avoir plus de liberté, et le gouvernement ukrainien est maintenant très déterminé à décentraliser, à donner plus de pouvoirs aux régions, mais nous n'allons pas parler de fédéralisation de l'Ukraine". Selon Kiev, une fédéralisation de l'Ukraine menacerait le pays d'éclatement.
 
En cas d'échec de la réunion, Washington s'est dit prêt à imposer avec les Européens de nouvelles sanctions contre Moscou. Cela pourrait vouloir dire cibler davantage d'individus que ceux visés par les sanctions existantes, voire interdire l'accès à certains secteurs économiques clés comme les mines, l'énergie et les services financiers.
 
A la veille de cette réunion, Ludmila Koslowska, militante ukrainienne et présidente de la fondation Open Dialog, était sur le plateau du 64' de TV5MONDE.
 

“Pour la première fois, les Ukrainiens ont choisi les valeurs civilisées“

16.04.2014Interviewée par Mohamed Kaci
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