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L'Ukraine reste enlisée dans le conflit deux ans après

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©P.Bourgaux, E.Banceline

Alors que l'Ukraine commémore la répression contre les manifestants de Maïdan en février 2014, sept soldats ukrainiens ont été tués dans des combats entre rebelles prorusses et forces gouvernementales dans l'est du pays lundi 19 juillet 2016. Le lendemain un journaliste est mort dans l'explosion de son véhicule.

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"Au cours des dernières 24 heures, sept soldats ukrainiens ont été tués dans les affrontements et 14 ont été blessés", a indiqué mardi le porte-parole de l'armée ukrainienne, Andriï Lyssenko. ​C'est le bilan le plus meurtrier depuis fin mai 2016.

La situation reste selon lui particulièrement tendue dans la région de Lougansk, l'un des deux fiefs des rebelles prorusses, et dans les localités de Propasna, Krymske et Stanitsa Louganska. "En moyenne, chaque échange de tirs dure une demi-heure, mais peut se poursuivre jusqu'à deux heures, comme par exemple hier (lundi) à Stanitsa Louganska", a précisé M. Lyssenko. Des combats se poursuivent également près de Gorlivka, dans la région de Donetsk. 
 
L'Ukraine est en proie depuis plus de deux ans à un conflit opposant son armée à des séparatistes prorusses, soutenus militairement par la Russie selon Kiev et les Occidentaux, ce que Moscou dément.
 
Plus de 9.400 personnes ont été tuées depuis le déclenchement des hostilités en avril 2014. Malgré l'instauration de plusieurs trêves, des affrontements meurtriers ont toujours lieu le long de la ligne de front.

Un journaliste tué dans un attentat

Alors que l'Ukraine fait toujours face à un conflit dans l'est séparatiste, à Kiev, le journaliste pro-occidental Pavel Cheremet a été tué ce mercredi 20 juillet. Ce journaliste de 44 ans réputé pour son indépendance se rendait vers sa station de radio quand la voiture qu'il conduisait a explosé. Le véhicule appartenait à l'une de ses collègues, qui n'était pas à bord au moment de l'explosion.

La police ukrainienne a annoncé dans l'après-midi l'ouverture d'une enquête pour "meurtre prémédité" tandis que le ministre de l'Intérieur, Arsene Avakov, a estimé que ce "meurtre effronté" visait à déstabiliser le pays.