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Un rebelle

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Un rebelle



Walid a 25 ans. Il a rejoint les rebelles lors de la libération de Tripoli et se charge aujourd’hui de la sécurité dans son quartier. « La sécurité s’organise par quartier, géré par un Comité. Moi, je vérifie l’identité des gens et arrête les proKadhafis, les mercenaires... Il y en a encore et c’est facile de les reconnaître. En général, ils viennent du Ghana, du Mali, du Tchad. Ils ont enlevé leur uniforme, n’ont pas de carte d’identité. Hier, j’en ai arrêté 6 au check point en bas de la rue. Il y a en a aussi cachés dans les maisons et le voisinage nous aide à espionner. Quand on repère quelqu’un de suspicieux, on rentre à plusieurs dans la maison, armés et ils se rendent sans rien dire. On les remet ensuite dans les mains de l’Armée Nationale de Libération ».
 
Walid n’a jamais combattu et a reçu un entraînement d’un ami. « En une demi journée, il m’a expliqué comment faire et utiliser ces armes. C’est pas compliqué ». Son souhait ? Rejoindre maintenant les rangs de l’Armée Nationale de Libération et garder ainsi ses armes – l’Armée et le CNT (Conseil national de transition) souhaitant désarmer les civils pour professionnaliser la sécurité et éviter les dérapages. « Si on veut garder une arme et continuer à travailler dans la sécurité, il nous faut rejoindre l’Armée » explique Walid.