“Une vie de Roms“ en banlieue parisienne

Depuis 1971, le 8 avril est la Journée internationale des Roms. Or cette année, une étude de l'Association européenne pour la Défense des Droits de l'Homme conclut à une radicalisation du rejet de cette minorité. Depuis le 1er janvier, près de 4000 Roms ont dû quitter leur lieu de vie, dont ceux du campement de Ris-Orangis, dans la banlieue parisienne. En février, Pauline Tissot était allée à leur rencontre.

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Le campement de Roms de Ris-Orangis s’est installé le long de la Nationale 7 en août 2012. Ici habitaient entre 170 et 200 personnes, dans une quarantaines de "baraques", établies sur près de 2 500 mètres carrés. La superficie des "baraques" variait entre 5 et 15 mètres carrés.
 
La majorité des habitants du campement étaient en France depuis près de dix ans. Ils venaient pour la plupart de la même ville, Bihor, dans l’ouest de la Roumanie. Ils composaient à eux seuls deux ou trois familles, chacun étant le cousin, la cousine, le frère, la sœur de quelqu’un. Mercredi 3 avril 2013, ils ont tous été expulsés.

Avec Adela, jeune mamam de 25 ans, et son fils Ricardo, immersion dans ce campement que l’on appelait "bidonville", là où commençait la frontière avec l’inconnu, là où chaque jour il fallait bâtir des solutions pour vivre.

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