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Victoire de Syriza en Grèce : acclamations et peurs dans la presse internationale

Partisans de Syriza dimanche soir (Photo AP / Fotis Plegas G.)
Partisans de Syriza dimanche soir (Photo AP / Fotis Plegas G.)

Au lendemain du triomphe de Syriza, la victoire de la gauche en Grèce occupe la Une de la plupart des quotidiens européens et au-delà, avec des tonalités diverses, entre inquiétudes et coups de chapeau. Petit tour du monde des Unes.

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Une page est tournée, I Kafimerini - Grèce

"On tourne la page, même sans la majorité absolue, c'est ce que pense l'un des grands quotidiens grecs plutôt au centre"

Une demande très forte, To Ethnos - Grèce

"Les électeurs ont donné un mandat fort à Syriza pour tourner la page", insiste To Ethnos, un journal plutôt à gauche, qui avait déjà annoncé la fin des politiques d'austérité en Europe 

Une constatation amère pour Die Welt - Allemagne

A droite le quotidien Die Welt s'il annonce "un virage à gauche historique en Grèce", rappelle que "le vainqueur Alexis Tsipras rêve de la fin de l'austérité", un espoir peu au goût des Chrétiens démocrates allemands...

Le salut à la démocratie de Die Tageszeitung - Allemagne

Même constat de barre à gauche toute pour la Tageszeitung proche des Grünen, les Vertsn mais avec ce sous titre en guise d'avertissement à la chancelière Angela Merkel : "La démocratie exige le respect".

La peur de ABC en Espagne

Le très à droite ABC propose à ses lecteurs une Une en forme d'avertissement : "Le populisme s'approprie la Grèce"

L'admiration de La Vanguardia en Espagne - Catalogne

"La Grèce défie Merkel" s'enflamme ce quotidien catalan plutôt à gauche

La peur affichée de Il Giornale - Italie

Le quotidien du groupe de Silvio Berlusconi croit voir le retour de la guerre froide avec "Les communistes au gouvernement en Grèce"

Les attentes de La Repubblica - Italie

Le quotidien de centre-gauche salue un "le triomphe de Tsipras, un tremblement de terre qui va obliger l'Union européenne à 'tout changer'"

Les interrogation de Libération (centre gauche) - France


On va voir ce qu'on va voir pour Le Figaro (centre droit) France


L'Europe sous tension, pour Le Monde - France


La Grèce enre en dissidence selon Le Temps (centre droit) - Suisse


Comment se comportera Tsipras se demande La Libre - Belgique


Angoisse au Daily Telegraph - Royaume Uni

"Le drame grec pourrait engloutir l'euro", assure le conservateur Daily Telegraph

On va où ? The Guardian - Royaume Uni

Tandis que le travailliste (tout comme The Independent) Guardian annonce "la collision à venir entre la Grèce et l'Europe

La page est tournée, Publico - Portgal

"La Grèce tourne la page de l'austérité et il va falloir que l'Europe en tienne compte", prévient le portugais Publico dans un pays qui pourrait suivre les traces grècques

Pas polis les Grecs, selon L'Orient le Jour - Liban


Et bien et bien, Hürriyet - Turquie

"C'est la puissance des enfants indisciplinés" note le turc  Hürriyet

Grosse secousse pour le National Post - Canada

Le quotidien conservateur anglophone en est sûr : " le vote grec va secouer les piliers de l'Union européenne "

L'histoire en marche, Le Devoir - Quebec (Canada)


Backlash, International Herald Tribune - Etats Unis

"Cette victoire marque le backlash populiste aux prescriptions de l'austérité", avance le International Herald Tribune

“Contre les vautours“ Pagina 12 - Argentine

"La Grèce a voté contre les vautours", se réjouit Pagina 12, quotidien de gauche argentin dans un pays qui en son temps effaça aussi unilatéralement sa dette.

Une “nouvelle solution viable“

AFP

Alexis Tsipras, le dirigeant de la gauche grecque Syriza victorieuse aux législatives de dimanche, a déclaré vouloir "négocier" avec les créanciers du pays une "nouvelle solution viable qui bénéficie à tous".

"Le nouveau gouvernement sera prêt à collaborer et négocier pour la première fois avec nos partenaires une solution juste, viable, durable, qui bénéficie à tous", a déclaré M. Tsipras.

Il a affirmé qu'il n'y aurait pas "d'affrontement" et que la Grèce "décevra tous les Cassandre à l'intérieur et l'extérieur du pays", qui misaient sur un échec.

"La Grèce avance avec optimisme dans une Europe qui change", a lancé Alexis Tsipras devant une foule des milliers des personnes brandissant des drapeaux rouges.

Selon le Syriza, plus de 8.000 personnes se sont rassemblés devant l'Université dans le centre d'Athènes pour assister au premier discours d'Alexis Tsipras.

"Nous sommes conscients que les Grecs ne nous ont pas donné un chèque en blanc (...) nous avons devant nous une occasion importante pour la Grèce et l'Europe", a-t-il dit.

Sur le plan des négociations cruciales avec les créanciers du pays, UE et FMI, le chef du Syriza a indiqué que "le nouveau gouvernement grec serait prêt à procéder à un dialogue sincère" et à soumettre "un plan national et un plan sur la dette".

Parmi ses principaux points, le programme économique du Syriza comprend la fin des mesures d'austérité et la renégociation de l'énorme dette publique du pays, à 175% du Produit intérieur brut.

"Aujourd'hui il n'y a ni vainqueurs ni vaincus. Notre priorité est de faire face aux blessures de la crise, rendre justice, faire une rupture avec les oligarques, l'establishment et la corruption", a affirmé Alexis Tsipras.

La Grèce attend le déblocage de la dernière tranche de prêts accordés au pays d'ici fin février mais à condition que le pays respecte ses engagements vis-à-vis ses créanciers sur la poursuite des réformes. Depuis 2010 la "troïka des créanciers s'est engagée à accorder quelque 240 milliards d'euros de prêts à la Grèce.