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Vidéo : en Belgique, la crise catalane déchire la classe politique

En Belgique, la classe politique divisée sur la catalogne

Il a fait de Bruxelles sa base arrière. Le président destitué de la Catalogne Carles Puigdemont provoque des tiraillements au sein du gouvernement belge. Au point que le Premier ministre Charles Michel a dû s'expliquer devant les députés ce mercredi 8 novembre.

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Il avait condamné les violences policières le jour du référendum en Catalogne. Puis il avait appelé au dialogue politique entre Madrid et Barcelone. Enfin depuis l'arrivée de Carles Puidgemont sur le sol belge, Charles Michel appelait ses ministres pro-catalans à la "discrétion".  De quoi s'interroger, selon les députés belges, sur la véritable position de leur Premier ministre.  Ce mercredi, en commission de l'Intérieur, son message est limpide.

Je veux être très clair : il y a une crise politique en Espagne, il n'y en a pas en Belgique. La crise est en Espagne, pas en Belgique.

Charles Michel , Premier ministre belge

Mais l'opposition, elle, pense exactement le contraire, et dénonce une contagion de la crise catalane en Belgique, remettant en cause l'autorité de Charles Michel sur ses propres ministres.

C'est une crise belge parce qu'hier il y a avait deux cent élus catalans dans une institution fédérale et qui sont venus applaudir et qui ont remercié vos amis partenaires de votre majorité.

Julie fernandez Fernadez, députée fédérale PS

Manifestation d'élus indépendantistes catalans le 7 novembre 2017 à Bruxelles.<br />
 
Manifestation d'élus indépendantistes catalans le 7 novembre 2017 à Bruxelles.
 

Pointés du doigt, les ministres nationalistes flamands Théo Francken et Jan Jambon, qui ont à plusieurs reprises exprimé très clairement leur soutien aux exilés catalans. Laissés en liberté en attendant l'examen du mandat d'arret européen émis à leur encontre, Carles Puigdemont et 4 ex-ministres catalans n'ont pas manqué de souligner le bon traitement que leur réserve la Belgique en opposition au sort que leur promet l'Espagne. De quoi embarrasser Charles Michel encore un peu plus.