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Vidéo - suicide d'un ancien officier croate de Bosnie en pleine séance au TPIY

Sujet Slobodan Praljak suicide
Commentaire : Anaïs Furtade, montage ; Robin Monjanel

Ils n'avaient jamais vécu pareille scène en 25 ans d'exercice. Les juges du tribunal tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie s'apprêtaient à rendre leur verdict quand un ex-militaire croate de Bosnie s'est suicidé ce mercredi 29 novembre en avalant du poison.

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La matinée au Tribunal international de la Haye, restera tristement dans les annales.
Six anciens dirigeants des Croates de Bosnie sont jugés en appel pour des crimes de guerre commis durant le conflit qui a opposé musulmans et croates, en Bosnie-Herzégovine.

Parmi eux : Slobodan Praljak, 72 ans. L'ancien officier croate écope d'une peine de 20 ans de prison et s'y oppose... dans un geste inattendu. "Praljak n'est pas un criminel ! Je rejette votre verdict !", proteste-t-il en ingurgitant le contenu d'une fiole qu'il gardait en main. Moment de flottement dans l'assistance... avant la panique.

Monsieur le Président, il vient... Notre client dit qu'il a bu un poison ! 

L'avocate de Slobodan Praljak

Le président du Tribunal pénal international de la Haye réagit alors. 
Le Juge Carmel Agius demande une suspension de séance. Les secours arrivent quelques minutes plus tard. La fiole est gardée pour être analysée.

L'audience a repris quelques heures plus tard, sans Slobodan Praljak : il est dédédé d'empoisonnement dans l'après-midi, dans un hôpital de La Haye.

"Injustice"

Le "geste" de Slobodan Praljak, le Croate de Bosnie qui s'est empoisonné en salle d'audience, illustre "la profonde injustice morale" commise par le tribunal de La Haye, a déclaré mercredi le Premier ministre croate Andrej Plenkovic.   
"Son geste dont nous avons malheureusement tous été les témoins aujourd'hui, illustre surtout la profonde injustice morale envers les six Croates de Bosnie" dont la condamnation a été confirmée en appel par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), ainsi que "contre le peuple croate", a dit Andrej Plenkovic lors d'une conférence de presse. Il y a exprimé ses "sincères condoléances" à la famille de Praljak qui, avant de mourir, avait été condamné à vingt ans de prison pour des faits d'épuration ethnique. (AFP)