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Voitures volantes : fantasme ou réalité proche ?

Le fantasme des années 60 et 70 de la voiture volante de l'an 2000 est en train de se réaliser. En 2017. Le salon du Bourget a présenté cette année plusieurs modèles de ces taxis aériens autonomes qui pourraient apparaître avant 2020 dans les grandes capitales. Une bonne et une mauvaise nouvelle si l'on analyse le futur qui se dessine avec ces nouveaux transports… probablement très élitistes.

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Le Salon du Bourget a exposé cette année plusieurs modèles de nouveaux véhicules qui représentent "le futur" dans l'imaginaire collectif de science-fiction : les voitures volantes. Ce nouveau secteur a déjà son petit nom, celui d'"air mobility", mis en avant par les professionnels : il semblerait que l'innovation à base de technologie numérique soit toujours plus attractive en anglais. Pourquoi donc ces véhicules sont-ils liés au numérique ? A quoi vont-ils servir ? Peuvent-ils se démocratiser ? Comment les réguler dans l'espace aérien des villes ? Toutes ces questions — peu ou pas encore posées — sont au cœur de la potentielle révolution des transports urbains que "l'air mobility" pourrait engendrer . 

Le taxi-drone autonome plutôt que la voiture volante

C'est au salon automobile de Genève — et non pas de l'aéronautique comme en France, au Bourget — qu'Airbus Helicopters a dévoilé son premier prototype de voiture volante. Une voiture-drone en réalité, nommée Pop.up. Ce véhicule entièrement autonome —  donc piloté par intelligence artificielle — a été réalisé en coopération avec une filiale de Volkswagen. 

l'Aeromobile était, quant à elle, la star du salon du Bourget, puisqu'elle est un petit avion aux ailes rétractables, qui après avoir atterri sur un aéroport se transforme en voiture… et qui peut prendre la route. Ou l'inverse. L'entreprise slovaque qui l'a construite compte la commercialiser en 2020 pour la somme de 1,5 millions d'euros. Des commandes ont été déjà prises… 
    
Les ingénieurs spécialisés dans le domaine, et à l'affût des développements foudroyants dans ce secteur — bien qu'encore à l'état embryonnaire — estiment que c'est avant tout la mise au point "d'un avion électrique à décollage et atterrissage vertical conçu pour les déplacements urbains" qui se joue, et autonome, bien entendu. Le principe du taxi-drone autonome intéresse d'ailleurs la firme Uber qui déclare être en cours de conception d'un véhicule de ce type. 

Tout le problème de ce futur autour des transports ultra-technologiques, et qui n'est pas encore abordé, reste celui de l'accès au plus grand nombre. Il est en effet à craindre que seule une petite élite économique puisse se payer ce types de services. Y aura-t-il alors, en bas, sur l'asphalte, ceux qui ne peuvent pas voler, et dans les airs, ceux qui peuvent se l'offrir ? 

Espérons que non.

Voitures volantes


Air Mobility : les voitures volantes arrivent (AFP)

Parmi les projets les plus aboutis, les Néerlandais de PAL-V promettent un gyrocoptère deux places dès l'année prochaine, à partir de 300.000 euros; en République tchèque, Nirvana Systems dit avoir recueilli des dizaines de commandes pour un mini-hélicoptère capable de se mouvoir à faible vitesse sur route; dans la Silicon Valley, la société Kitty Hawk assure que son Flyer sera commercialisé d'ici à la fin de l'année; et la semaine dernière, le français Pégase, croisement entre ULM et mini-voiture, a traversé la Manche.