Terriennes

Au Québec, vive les fesses libres !

L'un des clichés du projet "1001 fesses : photographier la femme authentique"
L'un des clichés du projet "1001 fesses : photographier la femme authentique"
Emilie Mercier et Frédérique Marseille

C’est une partie de notre anatomie que la très grande majorité des femmes n’aiment pas : NOS FESSES. Alors c’est pour nous réconcilier avec elles que deux jeunes Québécoises ont décidé de faire un projet de photos intitulé « Qui aime ses fesses me suive » ou « 1001 Fesses : photographier la femme authentique ».

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Émilie Mercier est la photographe du projet, Frédérique Marseille la directrice artistique. Les deux jeunes femmes se connaissent depuis leur adolescence, elles ont vu leurs corps se transformer, et en parlaient souvent entre elles en se moquant, qui de sa cellulite, qui de son popotin qu’elle trouvait trop rond, etc. Et à force d’en discuter et d’en rire, elles ont eu envie d’en faire un réel projet artistique afin de démystifier ces fameuses fesses et surtout de réconcilier la Femme avec cette partie honnie de son anatomie.

Emilie Mercier et Frédérique Marseille, auteures conceptrices du projet "<em>Qui aime ses fesses, me suive</em>".
Emilie Mercier et Frédérique Marseille, auteures conceptrices du projet "Qui aime ses fesses, me suive".
Emilie Mercier et Frédérique Marseille


« On a tout d’abord lancé un appel à nos amies : qui voulait participer à ce projet de photographier ses fesses ? » m’explique Émilie. Et puis elles ont ouvert la participation au public en lançant leur idée via les réseaux sociaux : facebook, tumblr, twitter , instagram, (#1001fesses) accompagnée de ce petit clin d'oeil formulé en québécois : "Parce qu'on a toutes une paire de fesses. T'es pas game de share la tienne." Ou encore "Parce que nous en avons toutes."

Déjà une quarantaine de femmes ont accepté de poser pour le duo qui espère maintenant accueillir des femmes provenant de partout au Québec dans leur projet.

Nous n’acceptons pas notre corps, face aux images parfaites que nous présentent les magazines

« On a constaté que les femmes qui acceptent de participer ou celles qui refusent invoquent la même raison : elles n’aiment pas leurs fesses. Celles qui posent ont par contre beaucoup aimé leur expérience et la photo qui a été faite de leurs fesses, elles se disent agréablement surprises » raconte Émilie. La photographe se dit ravie de voir que les femmes qui osent poser réussissent, en quelque sorte, à se réconcilier avec leurs corps. « Le problème, c’est que nous n’acceptons pas notre corps, en fonction des images parfaites que nous présentent les magazines, en fonction de ce que l’on aimerait être, déclare encore Émilie. Notre objectif, c’est qu’elles puissent réaliser à travers ce projet qu’elles peuvent aimer leurs corps tel qu’il est ».

Autre cliché de fesses du projet "Qui aime ses fesses me suive"
Autre cliché de fesses du projet "Qui aime ses fesses me suive"
Emilie Mercier et Frédérique Marseille


La qualité artistique des photos ne fait aucun doute. On est loin ici du cliché érotique, voire pornographique, vulgaire et indécent. Chaque photo est prise en toute intimité et après discussion avec la femme qui ose se prêter au jeu. Les deux amies ne se donnent pas d’échéancier et elles mènent ce projet en parallèle de leurs vies professionnelles bien remplies, en souhaitant toutefois avoir un jour suffisamment de clichés pour en faire une exposition et un livre… de fesses !

Projet 1001 fesses/Qui aime ses fesses me suivent
Projet 1001 fesses/Qui aime ses fesses me suivent
Emilie Mercier et Frédérique Marseille