Terriennes

Choc culturel et créatif entre la chorégraphe Mamela Nyamz et le Soweto’s Finest

L'Afrique du Sud est à l'honneur du Festival d'automne 2013 de Paris. Parmi les invité(e)s, la chorégraphe et performeuse Mamela Nyamza, militante féministe revendiquée, présente une création sur les planches du Musée du quai Branly, où elle danse au milieu de cinq jeunes hommes. Reportage, lors de l'ultime répétition.

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L'affiche du spectacle de Mamela Nyamza et les cinq Kids du Soweto’s Finest
L'affiche du spectacle de Mamela Nyamza et les cinq Kids du Soweto’s Finest
Pour cette nouvelle chorégraphie, Mamela Nyamza collabore avec les kids du Soweto’s Finest, de très jeunes danseurs issus du ghetto, qui interprètent l’ishbuja, danse inspirée des traditions africaines et de la culture hip-hop, très ancrée dans l’Afrique zouloue, et qui traduit les espoirs et les difficultés de la jeunesse sud-africaine. Le corps de Nyamza devient un totem, investi de désir, de répulsion et de fascination, dans une danse qui évoque les différences de classe et de genre.

Mamela Nyamza a décidé pour la première fois de créer pour les garçons de Soweto ; ce spectacle réunit ainsi deux générations d’artistes et deux conceptions de la danse opposées, pas toujours aisées à concilier. La rencontre entre la chorégraphie contemporaine et la danse urbaine est une grande première en Afrique du Sud. Mamela a vécu la fin de l’apartheid, les années 90. Les Soweto’s Finest appartiennent à la génération post-apartheid confrontée à une autre situation tout aussi préoccupante.

D'une création à l'autre, Mamela Nyamza pense et danse l’histoire de l’Afrique du Sud, de l’apartheid jusqu’à sa liberté. Artiste féministe revendiquée, ses spectacles questionnent aussi en permanence la place de la femme dans la société, face aux inégalités et aux violences, dans ce pays qui est l'un des malheureux champions en la matière...

La confrontation entre la rue et la scène

05.10.2013
Choc culturel et créatif entre la chorégraphe Mamela Nyamz et le Soweto’s Finest