Femmes universitaires, femmes de pouvoir ?

Leila Saadé et Soukaina Bouraoui présentent le réseau des femmes universitaires francophones, photo de @carolinedehaas présente lors de ces rencontres
Leila Saadé et Soukaina Bouraoui présentent le réseau des femmes universitaires francophones, photo de @carolinedehaas présente lors de ces rencontres

Pas d'accès aux responsabilités sans éducation. Cette hypothèse, l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) l'a développée les 13 et 14 novembre 2014, en amont du XVème Sommet de la Francophonie, à Dakar au Sénégal les 28 et 29 novembre 2014, lors d'un colloque international intitulé « Femmes universitaires, Femmes de pouvoir ? ».

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Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du Sénégal, Mary Teuw Niane, a plaidé, jeudi 13 novembre à Dakar, pour une "discrimination positive" en faveur des enseignantes-chercheures et étudiantes, en vue de les aider à faire avancer leur carrière académique. M. Niane s'est dit "persuadé qu'une discrimination positive permettant aux enseignantes-chercheuses et étudiantes d'avancer dans leur carrière académique ne pourra qu'aider l'ensemble de la nation (…)". Il présidait la cérémonie officielle d'ouverture du colloque international organisé par l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) autour du thème "Femmes universitaires, femmes de pouvoir ?".

Cet événement, organisé par l'Agence universitaire de la Francophonie, colle au Sommet de Dakar en le précédant. Le sommet de la Francophonie, 15ème du nom, au Sénégal pour cette édition, est en effet dédié aux "femmes et jeunes en Francophonie : vecteurs de paix, acteurs de développement". L'AUF reprend aussi l'initiative de Cancun au Mexique (mars 2014) lancée en faveur des femmes universitaires par la mise en place d'un Réseau francophone de femmes responsables dans l'enseignement supérieur et la recherche.

La formation supérieure, un sésame pas toujours suffisant

C'est que même dans les pays où l'égalité femme-homme est déjà une notion bien intégrée, la proportion des femmes dans les hautes fonctions politiques ou économiques demeure faible.  22,3% de femmes composent, en 2014, les chambres basses des 189 pays dotés d'une institution législative. Elles ne représentaient que 32,3% des cadres de directions et dirigeantes d'entreprises privées dans l'Union européenne en 2008. En France 30% des entreprises sont créées par des femmes, alors qu’elles constituent 47% de la population active.

La formation universitaire est l'une des clés pour que les femmes accèdent aux responsabilités. Deux questions étaient au centre des débats de ces deux jours de colloques : la formation universitaire est-elle indispensable à la promotion ou à l'accès des femmes aux postes de responsabilité ? Pourquoi les femmes sont-elles si peu nombreuses voire exclues du pouvoir universitaire et que faire pour y remédier ?

Dakar : la formation à l’égalité, de la petite enfance jusqu’aux ministères, au cœur des débats #FemmesSFDK2014 pic.twitter.com/kHB7zxEL1N

— Caroline De Haas (@carolinedehaas) 14 Novembre 2014


Aïssatou Sophie Gladima Siby a vécu et vit toujours dans ses fonctions actuelle, les joies et les difficultés d'être femme dans des sphères habituellement réservées aux hommes. Nommée en 2012 à la tête de l’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée du Sénégal (ANRSA), cette géophysicienne, qui veut faire de son institution une arme de lutte contre la pauvreté, n'a de cesse de pousser les jeunes Sénégalaises vers des carrières scientifiques, grâce au développement de géoparcs (une contraction de Geos+patrimoine+aménagement+agriculture+richesse+culture).

Avec pour conseils impérieux à celles qui se lancent : persévérance et confiance en soi…

“Géophysicienne : être seule femme dans un métier d'homme“

15.11.2014Matthieu Millecamps
Aïssatou Sophie Gladima Siby revient sur son parcours de la recherche à la tête de l'Agence nationale de la recherche scientifique appliquée du Sénégal. Celle qui fut aussi ministre, conseille à ses émules d'être persévérantes et de croire en elles...
Femmes universitaires, femmes de pouvoir ?

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