G 20 des femmes : les "grandes" de ce monde réunies à Berlin

De gauche à droite, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, Ivanka Trump, Christine Lagarde, directrice du FMI et Angela Merkel, chancelière allemande (Berlin, 25 avril 2017)
De gauche à droite, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, Ivanka Trump, Christine Lagarde, directrice du FMI et Angela Merkel, chancelière allemande (Berlin, 25 avril 2017)
©AP Photo/Markus Schreiber

Angela Merkel, Christine Lagarde, Chrystia Freeland, et Ivanka Trump ... Ambiance "Drôles de Dames" à Berlin où se tenait cette semaine, le "Woman 20 Dialogue Summit". Cette conférence a pour but de soutenir les femmes dans leur ascension professionnelle, notamment au niveau de l'entreprenariat.

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On est bien loin du traditionnel G20, loin des costumes gris et des cravates sombres... A Berlin s'est tenu, mardi 25 avril, le W20, le "Woman 20 Dialogue Summit", réunissant les plus "grandes" de ce monde.
 

Pas besoin d'être sérieuses pour parler de choses sérieuses, voilà si l'on veut résumer l'athmosphère qui a régné dans la capitale allemande. L'objectif de ce sommet est pourtant on ne peut plus grave puisqu'il est question de favoriser l'empouvoirement (ou "empowerment") des femmes dans l'économie, l'entreprenariat et de les aider à accéder à de meilleurs postes sur le marché du travail.
 
A droite,  Chrystia Freeland, ministre canadienne des Affaires étrangères, accueille Stephanie Bschorr, présidente de l'association des femmes entrepreneures allemandes, et Mona Kueppers, porte-parole du Conseil des femmes en Allemagne. (Berlin, 25 avril 2017)<br />
©AP Photo/Markus Schreiber<br />
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A droite,  Chrystia Freeland, ministre canadienne des Affaires étrangères, accueille Stephanie Bschorr, présidente de l'association des femmes entrepreneures allemandes, et Mona Kueppers, porte-parole du Conseil des femmes en Allemagne. (Berlin, 25 avril 2017)
©AP Photo/Markus Schreiber

 

D'ailleurs ces photos ne méritent que peu ou pas de commentaires. Ici le très sérieux G20 économique, qui s 'est tenu à Washington trois jours plus tôt. Six femmes au milieu de quarante-trois hommes.
 
Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales lors du G20, à Washington, le 21 avril 2017.<br />
©AP Photo/Carolyn Kaster
Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales lors du G20, à Washington, le 21 avril 2017.
©AP Photo/Carolyn Kaster
 
Loin du traditionnel uniforme gris qui prévaut lors des sommets internationaux, les participantes du W20 portent haut les couleurs des femmes. (Berlin , 25 avril 2017)<br />
©AP Photo/Markus Schreiber
Loin du traditionnel uniforme gris qui prévaut lors des sommets internationaux, les participantes du W20 portent haut les couleurs des femmes. (Berlin , 25 avril 2017)
©AP Photo/Markus Schreiber

D'après les observateurs, et comme le souligne notre confrère du lalibre.be , "la patronne du FMI était on ne peut plus en forme à Berlin et a vraiment donné le ton de cette rencontre".
 
Christine Lagarde, patronne du FMI donne le ton, au milieu d'Ivanka Trump (gauche) et d'Angela Merkel (droite), Berlin le 25 avril 2017.<br />
©APPhoto/Markus Schreiber
Christine Lagarde, patronne du FMI donne le ton, au milieu d'Ivanka Trump (gauche) et d'Angela Merkel (droite), Berlin le 25 avril 2017.
©APPhoto/Markus Schreiber
 

Pas de costume trois pièces donc au W20, mais des fleurs, de la couleur, de la bonne humeur sans en oublier d'être vigilant-e-s.

Ivanka Trump huée


Invitée star de ce sommet, Ivanka Trump, dont c'était la première participation. La fille du nouveau patron de la Maison Blanche a appris à ses dépens ce que voulait dire "sommet des femmes", lorsque au cours de la conférence, au moment de prendre la parole elle essuie les sifflets de l'auditoire.
 
La conseillère du numéro un américain est interpellée sur les accusations de misogynie qui poursuivent le 45ème Président des Etats-Unis. Loin de se démonter, elle rétorque qu’elle a entendu les critiques "perpétuelles" issues des médias mais que d’après elle son père contribue depuis des "décennies" à l’émancipation de la femme en prenant l’exemple de celles qui ont travaillé avec lui.  

"Je sais de par mon expérience personnelle (...) que les milliers de femmes qui ont travaillé avec et pour mon père depuis des décennies (...) témoignent de sa foi et de sa solide conviction dans le potentiel des femmes et leur capacité à faire le travail comme n'importe quel homme", a-t-elle assuré.  

Ce petit moment n'a évidemment pas échappé aux internautes, ce qui lui a valu bien d'autres sifflements sur Twitter.