Hommes : 12, femmes : 0 - grève des signatures aux Echos

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Des journalistes femmes du quotidien économique français "Les Echos " ont décidé de se mettre en grève des signatures dans le journal (web et papier) de vendredi 7 juin 2013 pour protester contre l'absence de femmes dans la hiérarchie du journal. "Nous, femmes journalistes aux Echos, sommes devenues, au fil des ans, invisibles. (...) Chaque jour, aux Echos, nous sommes aussi nombreuses que les hommes à faire ce journal. Mais il n'y a de femmes ni à la rédaction en chef ni à la direction de la rédaction du quotidien.". Un texte intitulé "Hommes: 12, femmes: 0" et signé par plus de 70 journalistes. Le site Slate va plus loin en donnant la liste des secteurs 100% masculins comme le département de mathématiques à Harvard. Nous avions  publié le coup de colère d'une biologiste de l'Université d'Utrecht, un autre sur Wikipédia, ou encore sur le Festival de Cannes qui allaient dans le même sens...


Hommes : 12, femmes : 0. Pourquoi nous, femmes, faisons aujourd’hui la grève des signatures aux Echos, le texte

"Nous, femmes journalistes aux Echos, sommes devenues, au fil des ans, invisibles. C’est pourquoi nous avons décidé de faire une grève des signatures dans les éditions papier et web du vendredi 7 juin 2013.
Chaque jour, aux Echos, nous sommes aussi nombreuses que les hommes à faire ce journal. Mais il n’y a de femme ni à la rédaction en chef ni à la direction de la rédaction du quotidien. Les femmes ont peu à peu disparu de cette équipe. Nous espérions beaucoup de la nouvelle direction de la rédaction mais rien n’a changé.
On nous dit qu’aucune femme ne correspondait aux profils recherchés ! Les Echos ne manquent pourtant pas de femmes compétentes, motivées et ambitieuses. Mais elles ne sont pas considérées.
Ces dernières nominations renforcent le malaise, prégnant depuis plusieurs années au sein de la rédaction du quotidien, concernant la carrière des femmes : augmentations individuelles de salaire, primes au mérite, mobilité interne, gestion de la période de maternité.
Nous appelons aujourd’hui la direction des Echos à prendre la mesure du problème et à agir en conséquence. "

Laurence ALBERT, Marina ALCARAZ, Caroline d’AVOUT, Laura BERNY, Eléonore de BAILLIENCOURT, Anne BAUER, Carole BIBILY, Elisabeth BEYEKLIAN, Marianne BLIMAN, Véronique BROUTARD, Emmanuelle CHABERT, Dominique CHAPUIS, Catherine CHATIGNOUX, Julie CHAUVEAU, Myriam CHAUVOT, Véronique CHOCRON, Catherine CIMAGUS, Leïla de COMARMOND, Elsa CONESA, Marie-Christine CORBIER, Cécile CORNUDET, Isabelle COUET, Marie-Josée COUGARD, Florence COUPIN, Hélène CROIZE-POURCELET, Sabine DELANGLADE, Pascale-Marie DESCHAMPS, Anne DRIF, Catherine DUCRUET, Clémence DUNAND, Anne FEITZ, Anne FLATEAU, Isabelle FICEK, Elsa FREYSSENET, Béatrice GAIGNAND, Solveig GODELUCK, Béatrice GOIGNARD, Arielle GONCALVES, Frédérique HUMBLOT, Muryel JACQUE, Muriel JASOR, Christine JULIEN, Isabelle LABUSSIERE, Sophie LACAZE-MASMONTEIL, Annette LACOUR, Valérie LANDRIEU, Claire LEBEAUPIN, Véronique LE BILLON, Laurence LECOEUR, Isabelle LESNIAK, Catherine LIMAGNE, Valérie MAZUIR, Stéphanie MEUNIER, Véronique MINGUY, Aminata N’DIAYE, Constance PAINDAVOINE, Celia PENAVAIRE, Florence RENARD, Ninon RENAUD, Reijane REIBAUD, Véronique RICHEBOIS, Martine ROBERT, Virginie ROBERT, Lucie ROBEQUAIN, Laure SALA, Fabienne SCHMITT, Valérie de SENNEVILLE, Nathalie SILBERT, Marie-Christine SONKIN, Cécile TEXERAUD, Geneviève THIBAUD, Anne-Sophie VION, Michèle WARNET