Terriennes

Le 8 mars des Africaines de demain

C'est une évidence qu'il n'est pas inutile de rappeler aussi souvent que possible : la démocratie ne peut se faire sans les femmes. Fortes de cette tautologie, une vingtaine de femmes venues de pays africains francophones, se sont réinstallées, du 5 au 15 mars 2013, sur les bancs de l'école, plus précisément sur ceux de l'Ecole nationale d'administration (ENA), par laquelle passe une partie de l'élite dirigeante française.

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Diriger autrement, tisser des réseaux sans lesquels nulle promotion n'est possible, savoir s'imposer par le langage, ne pas hésiter à s'exprimer, passer par dessus les préjugés, et devenir visibles. La vingtaine d'Africaines, arrivées entre autres du Bénin, du Cameroun, du Burkina Faso, du Sénégal, espèrent tirer le maximum des trois semaines qu'elles passent à l'Ena, l'école qui forme les hauts fonctionnaires et les dirigeants politiques français depuis les lendemains de la Seconde guerre mondiale, avant d'essaimer ailleurs.

Toutes savent qu'en Afrique, malgré le bon exemple du Rwanda où une majorité de femmes siègent au Parlement, malgré aussi les présidentes du Liberia et du Malawi, le champ politique reste à conquérir...

Glwadys Aguegué, présidente de l'ONG béninoise "C'est à nous" qui se consacre à la défense des droits de l'enfant, sait à quel point il est difficile de détruire les préjugés qui accompagnent les dirigeantes, toujours soupçonnées de devoir leur poste à un homme. Awaha Boul, sous-directrice au Ministère du tourisme camerounais, a compris que le maniement des mots était essentiel pour avancer. Mariam Diop du Burkina Faso, économiste à la Banque mondiale, espère que les dirigeantes africaines sauront se rendre plus visibles.

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