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Le Liechtenstein se prononce contre l'avortement

Le Liechtenstein, petite principauté très catholique d'Europe de l'Ouest, refuse de légaliser l'avortement, en votant contre une initiative populaire. Les résultats ont été publiés dimanche 18 septembre.

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Campagne anti-avortement au Lichtenstein (archive).
Campagne anti-avortement au Lichtenstein (archive).
Avec 52,3% contre et 47,7% pour, le Liechtenstein a rejeté l'initiative populaire intitulée « aider plutôt que punir » qui visait à l'égaliser l'IVG durant les 12 premières semaines de grossesse. Les électeurs se sont rangés derrière leur prince, Aloïs von und zu Liechtenstein.

Ce père de quatre enfants, âgé de 43 ans, s'était exprimé contre ce projet. Il avait même averti qu'il apposerait son veto si l'initiative était approuvée, empêchant ainsi son application. Il refusait en particulier de valider une disposition du texte qui prévoyait une interruption de grossesse sans délai imposé (soit au-delà des 12 semaines) en cas de risque de handicap de l'enfant à venir. Par ailleurs, le gouvernement et le parlement du Liechtenstein avaient aussi indiqué être contre ce texte.

Dans cette petite principauté qui n'a accordé le droit de vote aux femmes qu'en 1984, l'avortement est totalement interdit et passible d'un an de prison, même lorsqu'il est pratiqué à l'étranger. Malgré tout, chaque année, des dizaines de femmes vont avorter  dans les pays voisins, le plus souvent dans les villes suisses de Coire ou Saint-Gall. L'ONU a demandé plusieurs fois au Liechtenstein de revoir une telle loi.

Toutefois, le combat pour l'IVG n'est pas totalement perdu. Des partis politiques ont indiqué qu'ils proposeraient une nouvelle réforme de la loi pour légaliser au moins le droit d'avorter à l'étranger.