Terriennes

Liberia : être une mère est un combat quotidien

Les me`res attendent la sage-femme a` la clinique de Peter's Town. ©TV5MONDE<br/>
Les me`res attendent la sage-femme a` la clinique de Peter's Town. ©TV5MONDE

A l'occasion des Journées européennes du développement, coup de projecteur sur un projet de lutte contre la mortalité maternelle financé par des fonds européens. Les taux de mortalité infantile et maternelle au Liberia sont parmi les plus élevé au monde. Des sages-femmes ont décidé de combattre ce fléau avec l'aide des anciennes, les accoucheuses traditionnelles.

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28.11.2013
Faut il avoir une femme présidente pour que la santé des femmes soit une priorité ?

Au Liberia la "nobellisée" Ellen Johnson Sirleaf a fait de la survie des mères de son pays un cheval de bataille. Et la bataille est rude... En 2008, plus de 9 femmes sur 1000 risquaient de mourir en couche, aujourd'hui 7 femmes sur 1000. Un progrès notable mais très largement insuffisant.

Il faut dire qu'être femme au Liberia n'est pas une privilège. Après 13 années de guerre civile les mères et épouses restent victimes, les conséquences du conflit sont toujours palpables sur les mentalités et sur la santé bien sûr. Tout a été détruit et tout n'est pas encore reconstruit.

En 2012, l'Union européenne a attribué un budget de 42 millions d'euros pour un nouveau programme d'aide visant à réduire de moitié la mortalité maternelle. L'État, les ONG, multiplient les cliniques au cœur des campagnes mais de nombreux villages échappent encore aux soins de base. Même si le Liberia propose à sa population des soins de santé gratuits, seul 17% des Libériens bénéficient de ces services essentiels.

Et si donner la vie est risquée, rester en vie n'est pas aisé. Une fois le bébé né, encore faut-il l'élever.

Reportage à Kakata à la rencontre de ces sage-femmes qui essayent d'améliorer la triste réalité des mères libériennes.

“2/3 des enfants libériens souffrent de retard en raison de la malnutrition, cela a des conséquences sur le développement de notre pays“

27.11.2013
La malnutrition est un fléau dans le pays. 60% des enfants souffrent d'anémie. En cause : la pauvreté et la méconnaissance des mères sur l'alimentation infantile. L'État a lancé une campagne pour encourager les mères à allaiter. Des volontaires sillonnent les villages pour pousser les femmes à développer des potagers pour nourrir leurs enfants.
“2/3 des enfants libériens souffrent de retard en raison de la malnutrition, cela a des conséquences sur le développement de notre pays“

Sur la route du centre de santé de ??Peters Town, en quelques clichés

Sophie Roussi