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Afrique du Sud : le vice-président veut combattre la corruption

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Alors que les 28 ans de la libération de Nelson Mandela sont célébrés, le vice-président sud-africain, Cyril Ramaphosa, est en meeting au Cap. Il assure vouloir combattre la corruption.

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Le vice-président sud-africain Cyril Ramaphosa a promis dimanche "un nouveau départ" pour le pays, assurant que "les personnes corrompues seront jugées".  Alors qu'il négocie avec le controversé président Jacob Zuma son départ anticipé.

"Alors que nous émergeons d'une période de difficultés, de désunion et de discorde", le centenaire de la naissance de Nelson Mandela, célébré cette année, "nous offre un nouveau départ", a estimé Cyril Ramaphosa lors d'un meeting au Cap. 
"Nous continuerons à combattre la corruption et à nous assurer que ceux qui sont corrompus et ont volé l'argent des pauvres sont jugés", a-t-il ajouté, alors que le président Zuma est empêtré dans plusieurs scandales de corruption.

Cyril Ramaphosa, nouveau patron du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), a entamé depuis plusieurs jours des discussions directes avec le président Jacob Zuma pour obtenir son départ au plus vite, en vue des élections générales de 2019.
Ces négociations s'éternisent alors que l'ANC avait annoncé jeudi leur conclusion "imminente".

Dans ce contexte, l'ANC a convoqué pour lundi une réunion d'urgence de son principal organe de décision. "Le Conseil national exécutif (NEC) discutera de ce sujet, et parce que notre peuple veut que ce sujet soit finalisé, c'est précisément ce que le NEC fera", a assuré Cyril Ramaphosa.
Cette haute instance de l'ANC peut décider de rappeler le chef de l'Etat, ce qu'elle avait fait en 2008 avec le président Thabo Mbeki. Ce dernier s'était plié à cet ordre et avait remis sa démission.

Le NEC peut aussi décider de saisir le Parlement en déposant une motion de défiance contre le président ou en engageant une procédure de destitution du chef de l'Etat. 
Le 4 février, la direction de l'ANC avait demandé à Jacob Zuma de démissionner, ce qu'il avait refusé. Le président n'a pas depuis pris la parole et son discours annuel devant le Parlement prévu jeudi a été annulé.

Les négociations achoppent sur les termes du départ de Jacob Zuma. Selon les médias locaux, le président demande notamment la prise en charge de ses frais de justice.