Afrique

Algérie : les gardes-côtes algériens repêchent 4 corps et sauvent 13 migrants

La corniche en bord de mer d'Alger, 18 septembre 2021. 
La corniche en bord de mer d'Alger, 18 septembre 2021. 
AP

Selon le ministère de la Défense algérien, quatre corps ont été repêchés et treize migrants secourus après le naufrage de leur embarcation au large des côtes algériennes. Une tragédie qui s'inscrit dans un contexte de recrudescence de départs des "harraga", candidats algériens à l'exil.

Les gardes-côtes algériens ont repêché quatre corps et intercepté 13 migrants qui se trouvaient à bord d'une embarcation qui a chaviré au large des côtes algériennes, a indiqué dimanche le ministère de la Défense.

"Le Groupement territorial des garde-côtes d'Alger et un hélicoptère de recherche et de sauvetage des Forces navales ont procédé, samedi 16 octobre 2021, au sauvetage de 13 immigrants clandestins et au repêchage de quatre corps d'autres immigrants noyés suite au chavirement de leur embarcation à 16 miles nautiques (environ 29 km) au nord de la ville d'Alger", précise un communiqué du ministère de la Défense.

Le communiqué ne précise pas la nationalité des victimes. Mais le plus souvent, il s'agit d'Algériens.

En dépit des naufrages et des risques mortels de la traversée de la Méditerranée, les "harraga" algériens sont de plus en plus nombreux à prendre la mer, en direction habituellement des côtes espagnoles.

Recrudescence des départs de migrants algériens

Le mot "harraga" (littéralement "les brûleurs") se réfère au fait que les jeunes clandestins mettent souvent le feu à leurs documents d'identité pour les détruire en arrivant à destination, afin d'éviter d'être rapatriés en Algérie.

Selon les chiffres publiés par le ministère algérien de la Défense, 4.704 harraga ont été interceptés depuis le début de l'année dont plus de la moitié durant le mois de septembre.

La recrudescence des départs de migrants a été accentuée par la pandémie de Covid-19. Plus de 8.000 interceptions ont été effectuées par les gardes-côtes algériens en 2020.

L'Algérie a voté en 2009 une loi visant à "combattre l'émigration clandestine" qui prévoit des peines allant jusqu'à six mois d'emprisonnement pour les contrevenants, mais cela n'a pas eu d'effet dissuasif sur les départs.