Afrique

Vidéo - Au Caire, une librairie dans la rue pour donner le goût de lire

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©Laure de Matos, Paule Hautefort / TV5MONDE

Une bibliothèque au milieu de la rue. Le phénomène envahit les plus grandes capitales mondiales dont le Caire fait partie. Cette initiative d'un homme d'affaires, vise à encourager l'échange de livres en Egypte. 

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La rue Alfy, au coeur de la capitale égyptienne, est devenue piétonne en début d'année. Les bâtiments adjacents ont été rénovés. Et depuis un mois, une bibliothèque, en libre-service, finit d'humaniser ce petit bout du Caire. Une ville grouillante, bruyante, la plus peuplée d'Afrique.

 "Si j'ai un livre que je commence à le lire mais qu'il m'ennuie, raconte Mostafa, un lecteur, eh bien je le range dans la bibliothèque et j'en prends un autre. Je peux faire ça autant de fois que je veux.

Ce jeune garçon a tout compris. Il vient ici tous les jours. D'autres découvrent le principe, ravis. 

C'est une bonne initiative pour beaucoup de gens, pas seulement ceux qui ont des difficultés financières. Ça permet  de promouvoir la lecture. 

Ahmed Aly, étudiant en littérature arabe

Le projet répandu, ailleurs dans lemonde, est une première en Egypte.
Les livres entrerposés proviennent de dons. Les bibliothèques ne sont pas fermées à clé et lorsque certains ouvrages viennent à disparaître, d'autres les remplacent comme par magie. 
 

Les Egyptiens possèdent des millions de livres. Ils les stockent sur des étagères ou dans des entrepôts, et à la fin, malheureusement, ils utilisent leurs pages pour en faire des cônes de papier et emballer des noix à grignoter. 

Labib Samir, directeur exécutif du projet.

"Notre projet consiste en huit bibliothèques, ajoute Labib Samir. Nous en avons d'abord placé trois dans les rues Alfy et Emad El Deen, pour voir. Ça va durer trois mois, mais déjà, après un mois de mise en service, le bilan est très positif."

Une goutte d'eau par rapport aux besoins. Selon une étude de 2011 publiée par l "Arab Thought Foundation", les Arabes lisent en moyenne 6 minutes par an, contre 200 pour les Européens.